Quelques années encore avant sa béatification
Rome: Reconnaissance d’un miracle dû à l’intercession de Charles de Foucauld
Rome, 3 mars 2003 (Apic) Un miracle dû à l’intercession de Charles de Foucauld, prêtre français mort en Algérie au début du 20ème siècle, a été reconnu, ouvrant ainsi le chemin vers sa béatification. Le cas porte sur une Italienne atteinte d’une tumeur osseuse. Il appartiendra désormais à une seconde commission composée de médecins et de théologiens d’étudier à nouveau le dossier.
«La phase diocésaine de reconnaissance du miracle sera officiellement terminée le 4 mars», a affirmé à l’Apic le Père Maurice Bouvier, chargé de suivre la cause de Charles de Foucauld (1858-1916).
Une cérémonie se déroulera au siège de l’archevêché de Milan, en présence du cardinal Dionigi Tettamanzi, archevêque du diocèse italien, et de la femme ayant bénéficié du miracle en cours de reconnaissance.
Cette dernière – son nom n’a pas été divulgué par mesure de discrétion -, âgée de 46 ans, a été guérie de manière inexplicable d’une tumeur osseuse. Elle est originaire de Desio, proche de Milan.
Après le 4 mars, les documents sur le miracle seront envoyés à la Congrégation pour les causes des saints, à Rome, où une seconde commission composée de médecins et de théologiens étudiera à nouveau le dossier.
«Il faut aujourd’hui compter deux ou trois ans pour l’étape de la reconnaissance du miracle par le Saint-Siège», affirme-t-on à la Congrégation vaticane. Ensuite, une fois le miracle officiellement reconnu par le pape, le candidat à la sainteté pourra enfin être béatifié.
Cause ouverte en 1978 déjà
La cause de Charles de Foucauld a été ouverte le 13 avril 1978 dans le diocèse de Ghardaien, en Algérie. Les «vertus héroïques» du prêtre d’origine française le faisant ainsi «vénérable» – ont été reconnues le 24 avril 2001, première étape vers la béatification.
Charles de Foucauld a été ordonné prêtre à l’âge de 43 ans à Viviers, en France. Après avoir laissé sa foi dès l’âge de 16 ans, il se convertira en octobre 1886. C’est en 1905 qu’il partira pour l’extrême sud Algérien, pour vivre au milieu des Touaregs qui l’assassineront le 1er décembre 1916. Après sa mort, plusieurs communautés inspirées de sa spiritualité son nées, parmi lesquelles les petits frères et les petites soeurs de Jésus ainsi que la Fraternité Charles de Foucauld.
Dans un message publié en juillet 2001 à l’occasion du centenaire de l’ordination du futur bienheureux, Jean Paul II avait présenté ce dernier comme un exemple particulièrement éloquent dans le dialogue avec les musulmans. Le pape avait alors encouragé «tous ceux qui s’inspirent aujourd’hui du charisme du père de Foucauld à suivre, avec générosité et audace, son message et son exemple», en particulier «dans les pays où existent des tensions entre les communautés culturelles et religieuses, notamment avec l’Islam». (apic/imedia/pr)



