Rome: Réflexion du cardinal Ratzinger sur le dialogue judéo-chrétien
Rome, 29 décembre 2000 (APIC) On ne peut pas nier une «trop faible résistance» de la part de «quelques» chrétiens lors de la Shoah, reconnaît le cardinal Joseph Ratzinger, préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, dans une réflexion sur «l’héritage d’Abraham, don de Noël», publiée le 29 décembre dans l’Osservatore Romano.
Pour le cardinal Ratzinger, le dialogue entre les juifs et les chrétiens n’a pas toujours été facile. Il reconnaît à cette occasion les tensions entre l’Eglise et Israël au cours de l’histoire, «donnant parfois origine à de déplorables actes de violence». Il cite notamment «l’expérience exécrable de la shoah qui fut perpétrée au nom d’une idéologie anti-chrétienne, et dont on ne peut cependant pas nier une trop faible résistance de la part de quelques chrétiens».
Mais le cardinal ajoute qu’à cause «de ces dernières tragédies dramatiques», est apparue «une sincère volonté de surmonter tous les types d’anti-judaïsme et de commencer un dialogue constructif de connaissance réciproque et de réconciliation». «Les chrétiens sont aujourd’hui toujours plus en collaboration avec les juifs», ajoute le cardinal Ratzinger, rappelant que ce «don de Dieu doit être partagé entre les différentes ethnies, entre les religions, entre les nations qui recherchent la paix et entre les peuples qui veulent une société stable». Les chrétiens et les juifs «attendent tous les deux la rédemption finale», conclut le cardinal, souhaitant par là que, avec la prière, «nos chemin convergent».
Le dialogue judéo-chrétien sera par ailleurs le thème du premier rendez-vous de l’année 2001, après la fin du jubilé, le 17 janvier, à l’occasion de la semaine pour l’unité des chrétiens. (apic/as/imed/vb/pr)



