Inquiétude face aux menaces d’une guerre en Irak
Rome: Rencontre entre le pape et le président libanais
Rome, 31 janvier 2003 (APIC) Le Saint-Siège est inquiet face à la situation au Moyen-Orient et notamment à une possible guerre en Iraq. C’est ce qu’a affirmé Rafic Hariri, le président du Conseil des ministres libanais, après avoir été reçu au Vatican par Jean-Paul II et ses proches collaborateurs, le 31 janvier.
Le chef du gouvernement libanais, musulman, a eu un tête-à-tête en privé d’une quinzaine de minutes avec le pape. Il s’est ensuite entretenu longuement avec le cardinal secrétaire d’Etat Angelo Sodano et Mgr Jean- Louis Tauran, «ministre des Affaires étrangères» du Vatican.
«Le Saint-Siège est inquiet pour le Moyen-Orient en général et pour toute la région si la situation en Irak dégénère» a affirmé Rafic Hariri aux journalistes, à sa sortie du Palais apostolique. La question des Lieux saints ainsi que la formation d’un Etat palestinien ont également été abordés lors des discussions. Quant aux questions internes du Liban, le premier ministre libanais s’est dit satisfait du Forum économique ’Paris II’ qui a eu lieu en fin d’année 2002 à Paris et de l’obtention de crédits internationaux.
«En tant que premier ministre d’un Etat islamo-chrétien, il est de mon devoir de me rendre au Vatican tous les ans ou deux» a affirmé à la presse Rafic Hariri, insistant sur la bonne entente entre les chrétiens et les musulmans au Liban. Depuis son élection à la tête du gouvernement libanais en octobre 1992, c’est en effet sa cinquième visite au Vatican, la dernière remontant au 23 avril 2001.
Répondant enfin à une question sur la santé du pape, Rafic Hariri s’est dit surpris de la «lucidité» de Jean Paul II. «La communication était très facile», a-t-il souligné, se demandant «comment une pensée aussi claire peut-elle émaner d’un corps si rigide ?». (apic/imedia/bb)




