L’Iran et l’Irak au coeur de la discussion

Rome: Rencontre entre le président égyptien et le pape

Rome, 14 mars 2006 (Apic) La situation en Iran et en Irak a été au coeur de la rencontre de près d’une demi-heure entre Benoît XVI et le président égyptien Hosni Moubarak, dans la soirée du 13 mars 2006 au Vatican.

Selon le porte-parole du Vatican, le directeur de la Salle de presse du Saint-Siège, Joaquin Navarro-Valls la rencontre entre Benoît XVI et le président égyptien Hosni Moubarak a été «cordiale» et a duré près d’une demi-heure. La rencontre s’est ouverte sur le constat des bonnes relations entre le Saint-Siège et la République arabe d’Egypte, et la situation des rapports interreligieux dans ce pays». Elle a permis de passer en revue les thèmes relatifs à la perspective d’une paix stable au Proche-Orient», a confié Joaquin Navarro-Valls, ajoutant que les deux chefs d’Etat avaient eu un «échange approfondi sur la situation en Irak» ainsi que «sur des sujets concernant la République islamique d’Iran».

La déclaration officielle n’a pas fait explicitement mention de la question nucléaire iranienne, mais alors que la communauté internationale continue de faire pression sur Téhéran pour obtenir l’arrêt de son programme d’enrichissement d’uranium, le pape avait déjà fait part de son inquiétude en la matière. Ainsi, dans un télégramme envoyé le 3 novembre 2005 au directeur général de l’Agence internationale pour l’énergie atomique, Mohamed ElBaradei, Benoît XVI avait affirmé que «la paix du monde continue à être mise en danger par le développement des armes nucléaires».

Des mesures de sécurité exceptionnelles dans Rome

Hosni Moubarak est arrivé au Vatican le 13 mars à 18h. Au terme de la rencontre avec Benoît XVI, et avant l’échange traditionnel de cadeaux, le président Moubarak a présenté au pape l’ensemble de sa délégation, son ministre des Affaires étrangères, Ahmed Abdoul Theit, le ministre de l’information et celui du travail, ainsi que l’ambassadeur d’Egypte près le Saint-Siège, Nevine Halim Abdallah.

Lors de cette visite éclair, contrairement à l’usage, le président égyptien a quitté le Vatican pour Le Caire sans rencontrer le secrétaire d’Etat du Saint-Siège, le cardinal Angelo Sodano. Un imposant convoi de voitures officielles et de police escortait le président égyptien lors de ce bref passage à Rome.

La Via della Conciliazione, qui mène au Vatican, a été temporairement fermée à la circulation. Sur cet axe majeur se tenaient de nombreux agents de police, et les poubelles avaient été scellées par mesure de sécurité comme lors des récentes visites des présidents palestinien, irakien et israélien. Pendant ce temps, un hélicoptère de la police survolait la zone.

Promouvoir la paix dans la région du Proche-Orient

Avant la venue au Vatican d’Hosni Moubarak, le porte-parole de la présidence égyptienne avait expliqué que cette visite avait été demandée «dans le cadre des efforts du gouvernement du Caire pour soutenir le dialogue entre les cultures et les religions, ainsi que pour la paix dans la région du Proche-Orient». Par ailleurs, le 15 février dernier, le pape avait déplacé le président du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux, le Britannique Mgr Michael Louis Fitzgerald, en le nommant nonce apostolique en République arabe d’Egypte et délégué auprès de l’Organisation de la Ligue des Etats arabes. Depuis, le 11 mars, il a nommé à la tête du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux le cardinal Français Paul Poupard. (apic/imedia/ami/vb)

14 mars 2006 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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