En vue de préparer le prochain Synode pour l’Europe
Rome: représentants européens du monde de la culture reçus par Jean Paul II
Rome, 14 janvier 1999 (APIC) Le Pape Jean Paul II a reçu jeudi 14 janvier en audience une cinquantaine de professeurs et représentants du monde culturel européen, qui participent ces jours au Symposium organisé par le Conseil Pontifical pour la Culture en vue du prochain Synode pour l’Europe (26 septembre – 21 octobre 1999).
Du 11 au 14 janvier, les membres de ce symposium, provenant de tous les pays européens et de différentes confessions chrétiennes, ont fait part de leurs réflexions sur le thème «Le Christ source d’une culture nouvelle pour l’Europe au seuil du nouveau millénaire», pour en faire profiter ensuite les évêques européens qui participeront à l’Assemblée synodale.
Le pape a salué les participants comme des «témoins de la mutation culturelle qui, tout au long de ce siècle, a ébranlé l’Europe jusque dans ses fondements». Pour Jean Paul II, même si tous les européens ne se reconnaissent pas chrétiens, les peuples du continent sont cependant «profondément marqués» par «l’empreinte évangélique sans laquelle il serait bien difficile de parler d’Europe».
«L’histoire de l’Europe est liée au christianisme depuis deux millénaires. C’est dans cette culture chrétienne, qui constitue nos racines communes, que nous trouvons les valeurs capables de guider notre pensée, nos projets et notre action».
Faisant allusion à l’ouverture des frontières en Europe, Jean Paul II a fait remarquer qu’»il ne faudrait pas que de nouvelles barrières s’érigent entre les hommes et entre les peuples à cause d’idéologies». Pour éviter cela, le pape propose la recherche de la vérité comme «moteur de toute démarche culturelle et de relations de fraternité au sein du continent». Il a insisté sur la nécessité de promouvoir une éducation «fondée sur les valeurs essentielles, spirituelles, morales et civiques», afin de garantir «le respect plénier de la personne humaine et de ses droits, à commencer par la liberté de parole et la liberté religieuse».
Pour sa part, le cardinal Paul Poupard a conclu les travaux du symposium en citant une phrase de Robert Schuman au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale: «Il ne faut pas que nous ayons de la future Europe une conviction étriquée, se confinant dans des préoccupations matérielles, si nous voulons qu’elle résiste à l’assaut des coalitions racistes et aux fanatismes de tout genre». (apic/imed/pr)



