Le cardinal Korec dénonce le New Age
Rome: Retraite du carême au Vatican:
Rome, 5 mars 1998 (APIC) On ne peut construire un monde sans Dieu: c’est l’un des thèmes abordé par le cardinal slovaque Jan Korec, ancien «évêque ouvrier», chargé cette année de la prédication de la retraite de Carême du pape et de la curie romaine. La retraite, ouverte dimanche, se poursuivra jusqu’à samedi, a pour thème celui du jubilé: «Le Christ hier, aujourd’hui et dans les siècles».
Si le contenu des méditations n’est pas publié, Radio Vatican en donne une synthèse. C’est lors d’une méditation sur le «mystère d’iniquité» que le cardinal jésuite a mis en garde contre la tentation de construire le «monde sans Dieu», une tentation «qui revient aujourd’hui avec le New Age». Cette tentation, le cardinal Korec l’a connue dans son pays. Il a donné une série de détails sur la persécution subie par l’Eglise en Tchécoslovaquie entre 1948 et 1988.
Durant ces années, «97’000 personnes furent emprisonnées comme ennemis de l’Etat, 300’000 envoyées dans ses camps de travaux forcés, 1’250’000 placées sous surveillance et 250 exécutées».
Né en 1924, Jan Korec a été ordonné dans la clandestinité, d’abord prêtre, en 1950, puis évêque en 1951, à l’âge de 27 ans. Ouvrier verrier, il ordonna à son tour de nombreux prêtres. Condamné à douze ans de prison en 1961, il était à peine libéré, en 1968, quand eut lieu la répression du «printemps de Prague». Il redevint ouvrier et le resta jusqu’en 1984, faisant encore un court séjour en prison en 1974.
En 1990, au lendemain de la «révolution de velours», Jean Paul II le nomma évêque de Nitra (Slovaquie), avant de le créer cardinal un an plus tard. (apic/cip/imed/pr)




