Les relations avec le judaïsme à l’ordre du jour
Rome : Réunion de la Commission biblique pontificale
Rome, 4 avril 1997 (APIC) La Commission biblique pontificale planchera lors de son assemble plénière, du lundi 7 au vendredi 11 avril, sur les rapports entre Nouveau et Ancien Testament, entre christianisme et judaïsme. Le Père Albert Vanhoye, sj, Secrétaire de la Commission et Professeur à l’Institut biblique pontifical, entend poser un regard positif sur cette question. Il s’en est ouvert sur Radio-Vatican.
Comment les relations entre Ancien et nouveau Testament influencent-elles les relations entre judaïsme et christianisme? Tel sera l’angle de départ de la Commission. >, assure le P. Vanhoye. De fait, les interprétations de l’Ancien Testament divergent, entre juifs et chrétiens. Ce qui pourrait occasionner des tensions.
On parle même parfois d’un > de certains textes du Nouveau Testament. Cette question sera à l’étude pour éliminer ce qui est erroné et atténuer autant que possible les tensions. Sur de nombreux points, un accord est possible, quand la spécificité de la foi chrétienne n’est pas elle même en cause, relève le jésuite. Des thèmes comme celui de Dieu Créateur, de la création de la personne à l’image et à la ressemblance de Dieu, de Dieu Sauveur sont essentiels à l’AT et sont pleinement partagés par le NT et par les chrétiens.
Une chose est sûre, souligne le P.Vanhoye: le Nouveau Testament reconnaît l’autorité de l’Ancien. Mais une seule session ne suffira pas à épuiser la question. Il faudra en particulier approfondir ultérieurement le thème de la > et de son sens: Terre Sainte, Terre Promise., véritable Israël. un thème qui se trouve dans l’Ancien comme dans le Nouveau Testament, souligne l’exégète.
Cette réflexion survient au moment où les questions entre Juifs et Chrétiens sont au programme de l’an 2000. La commission théologique du comité de préparation du Jubilé devrait plancher sur ce thème lors d’un symposium à Rome, du 29 octobre au 2 novembre 1997. D’aucuns souhaiteraient que le document sur la Shoah, annoncé il y a des années, puisse voir sereinement le jour, en dehors de toute pression extérieure. Il s’agit d’un document de la Commission pour les relations avec le judaïsme, dépendant du Conseil pontifical pour la promotion de l’Unité des chrétiens, sur les fondements historiques de l’antisémitisme et ses manifestations contemporaines. (apic/imed/mp)




