Rome : Rien ne peut justifier la persécution quotidienne des chrétiens au Moyen-Orient, affirme le pape
Rome, 2 ocotbre 2014 (Apic) Le pape François a reçu en audience au Vatican, dans la matinée du 2 octobre 2014, le catholicos Mar Dinkha IV, patriarche de l’Eglise assyrienne d’Orient. A cette occasion, il a évoqué la souffrance commune de l’Eglise catholique-romaine et de l’Eglise assyrienne d’Orient face aux guerres traversant actuellement le Moyen-Orient. Ces conflits «touchent particulièrement les chrétiens et d’autres minorités religieuses, a-t-il souligné, spécialement en Irak et en Syrie».
L’Eglise assyrienne d’Orient est l’une des plus anciennes communautés chrétiennes. Elle est aujourd’hui notamment présente en Irak, Syrie, ainsi qu’en Turquie, Iran, Arménie, Géorgie, Jordanie, Israël et au Liban. Le catholicos Mar Dinkha IV est lui-même originaire d’Erbil, dans le Nord de l’Irak, où sont actuellement réfugiées des centaines de milliers de personnes, dont de nombreux chrétiens et autres minorités religieuses, chassées par les djihadistes de l’Etat islamique.
Une persécution injustifiable
«Nos frères et sœurs souffrent d’une persécution quotidienne», a affirmé le pontife en présence du catholicos Mar Dinkha IV. «Quand nous pensons à leur souffrance, il s’agit de dépasser les distinctions de rites et de confessions», a insisté le pape devant le chef de cette Eglise autocéphale de tradition syriaque orientale. «Aucune raison religieuse, politique et économique ne peut justifier ce qui se passe en ce moment pour des centaines de milliers d’hommes, de femmes et d’enfants innocents», a-t-il poursuivi.
Un peu plus tôt dans la matinée, le pape François avait salué les nonces apostoliques en poste au Moyen-Orient qui entament un sommet de trois jours, au Vatican, sur la crise actuelle dans la région.
Le pape François a aussi rappelé la visite au Vatican, en 1994, de Mar Dinkha IV, qui avait signé avec Jean-Paul II une Déclaration christologique commune, mettant fin à la controverse nestorienne, principal problème dogmatique entre l’Eglise catholique et l’Eglise assyrienne d’Orient. Le pontife a alors fait part de son implication personnelle pour continuer d’avancer dans une relation d’amitié et de communion entre l’Eglise de Rome et l’Eglise assyrienne. (apic/imedia/bl/mp)



