Une infirmière ougandaise en développe l’idée

Rome/Rimini: Un idéal pour l’Afrique, à la Rencontre de Communion et Libération

Rome, 27 août 2007 (Apic) Lors de la récente Rencontre de Rimini, organisée par le mouvement Communion et libération, qui s’est tenue du 19au 25 août, en Italie, une infirmière qui travaille auprès des malades du sida à Kampala, en Ouganda, est intervenue lundi 20 août, pour expliquer que la véritable ressource de l’Afrique est de redécouvrir la grandeur de l’être humain.

Dans son intervention lors de la rencontre sur le thème : «Une espérance pour l’Afrique : Burundi, Ouganda.» l’infirmière africaine a souligné que le plus grand problème de l’Afrique n’est pas la pauvreté ou le manque d’infrastructures, mais «l’absence de points de références : on n’appartient à personne, il manque un idéal et un sens à la vie».

Ce qui engendre une insécurité générale dans les relations entre personnes. Ainsi, Rose Busingye ne répond pas seulement aux besoins matériels de ses patients atteints du sida. Elle les amène également à prendre conscience de leur valeur infinie, une valeur qui ne peut être réduite au dénuement dans lequel ils sont plongés.

«L’espérance de l’Afrique – souligne l’infirmière – est l’espérance dont ont besoin les hommes du monde entier : savoir à qui ils appartiennent». «A partir de là naît une civilisation nouvelle», affirme-t-elle. Pour promouvoir ce changement, l’infirmière africaine souligne le besoin d’éduquer, non seulement les plus petits, mais également leurs parents. Une éducation qui ne consiste pas uniquement à enseigner à lire et à écrire mais à leur faire apprécier la beauté des lieux, des danses, des traditions de leur peuple.

Des travaux de force au micro-crédit

Rose Busingye a aidé les femmes qui cassaient des pierres à effectuer des travaux plus gratifiants, elle les a aidé à accéder au micro-crédit et à pratiquer l’adoption à distance pour aider les enfants abandonnés.

Le vice-président du parlement européen, Mario Mauro, pour sa part, a rappelé son engagement afin que l’Europe n’apporte pas une aide financière exclusivement aux Etats, mais cherche à donner des moyens aux réalités locales déjà engagées sur le territoire dans des activités de développement. Une des conditions à l’aide financière apportée aux gouvernements – selon Mario Mauro – devrait être le respect de la liberté religieuse. Il a rappelé qu’en Ouganda, on doit enregistrer sa religion auprès du ministère de l’intérieur pour ne pas risquer de se voir infliger une peine égale à un salaire annuel moyen ou à un an de prison.

La ’Rencontre pour l’amitié entre les peuples’ avait cette année pour thème : ’la vérité est le destin pour lequel nous avons été créés’. C’est le cardinal Tarcisio Bertone, secrétaire d’Etat du pape, qui a inauguré la rencontre, qui s’est terminée le 25 août. L’édition 2007 de Rimini avait prévu 118 rencontres, 20 spectacles, 12 expositions, 13 manifestations sportives, la présence de 408 intervenants, 3211 volontaires et la participation de plusieurs dizaines de milliers de personnes, en majorité des jeunes. Ces rencontres ont lieu chaque années depuis 1980. (apic/zenit/vb)

27 août 2007 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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