Rome: Il y a 5 ans, le monde entier assistait aux derniers jours de Jean Paul II
Rome se souvient des derniers moments du pape polonais
Rome, 26 mars 2010 (Apic) Il y a 5 ans, fin mars 2005, des milliers de fidèles réunis Place Saint-Pierre assistaient aux derniers jours de Jean Paul II. Le 30 mars, devant l’aggravation des conditions de santé du pape polonais précédemment hospitalisé à deux reprises, le Vatican publiait un bulletin de santé après 20 jours de silence. C’est dans la soirée du 2 avril, 4 jours plus tard, que Jean-Paul II décédait, à l’âge de 84 ans.
Depuis la messe de Pâques, le 27 mars, au cours de laquelle le pape était apparu plus que jamais éprouvé et souffrant, la presse italienne n’avait cessé de s’interroger sur l’état de santé du souverain pontife, désormais incapable de s’exprimer. Ce n’est que 3 jours plus tard que le directeur du Bureau de Presse du Saint-Siège, Joaquin Navarro-Valls, annonçait officiellement la pose d’une sonde gastrique afin d’aider le pape à s’alimenter.
Malgré la douleur physique qui l’obligeait à rester de nombreuses heures de la journée dans un fauteuil, Jean-Paul II était encore officiellement capable de «célébrer la messe dans sa chapelle privée» et de «suivre directement les activités du Saint-Siège et de la vie de l’Eglise». Après avoir été absent de la scène vaticane pendant près de 20 jours, Joaquin Navarro-Valls annonçait la suspension des audiences du pape. Celui-ci allait cependant apparaître brièvement à la fenêtre de ses appartements pour saluer des fidèles place Saint-Pierre, en silence. Il s’agirait de sa toute dernière apparition publique.
Le 31 mars, en fin de soirée, suite à une infection urinaire, une septicémie s’était déclarée, accompagnée d’un arrêt cardiaque aggravant fortement l’état de santé de Jean Paul II. Officiellement qualifié de «lucide» et «serein», le pape demandait cependant, selon les responsables du Vatican, à rester dans ses appartements.
Le lendemain, les problèmes respiratoires du pape polonais s’aggravaient. Cependant, malgré sa faiblesse physique, Jean Paul II restait «conscient», selon le Vatican, associant ses prières a ceux des fidèles massés au pied du Palais apostolique. Dans la journée, il recevait la visite de plusieurs collaborateurs parmi lesquels les cardinaux Sodano, Ruini et Ratzinger. Un deuxième bulletin de santé, en fin d’après-midi, annonçait que les conditions générales et cardio-respiratoires du pape s’étaient encore «aggravées».
Le 2 avril, dans la matinée, le pape était exclusivement entouré de son médecin, Renato Buzonetti, de ses deux secrétaires particuliers, Mgr Dziwisz et Mgr Mokrzycki, et des sœurs polonaises travaillant dans son appartement. Le Vatican, qui indiquait que Jean-Paul II était atteint d’une forte fièvre, reconnaissait la détérioration de son état de santé au fil de la journée.
Dans la soirée du 2 avril, une nouvelle fois, un chapelet était récité par la foule sous les fenêtres du pape. Au terme de cette prière, le substitut de la Secrétairerie d’Etat, Mgr Leonardo Sandri, annonçait aux fidèles que Jean-Paul II venait de s’éteindre dans ses appartements privés, «à 21h37».
Ce soir-là, la place Saint-Pierre restait occupée toute la nuit par des jeunes en prière, orphelins de l’initiateur des Journées mondiales de la jeunesse. Les journalistes, qui n’avaient pas relâché leur attention depuis plusieurs jours, devenaient de plus en plus nombreux autour du Vatican alors que la ville de Rome commençait à installer des structures susceptibles de faire face à l’afflux des pèlerins. (apic/mlb/ami/pr)



