Héritage culturel et valeurs des universités européennes
Rome: Séminaire d’études sur l’enseignement supérieur en Europe
Rome, 30 mars 2006 (Apic) Un séminaire d’études sur «l’héritage culturel et les valeurs des universités en Europe et l’attractivité de l’Espace européen de l’enseignement supérieur (EEES)» s’est ouvert jeudi 30 mars. Cette rencontre organisée par la Congrégation pour l’éducation catholique dans le cadre du «Processus de Bologne», prendra fin le 1er avril.
Le Saint-Siège a organisé ce séminaire afin d’élaborer «une stratégie pour accroître l’attractivité de l’Espace européen de l’enseignement supérieur dans le monde», à la demande de représentants de différents pays et d’organisations internationales, a expliqué Mgr J. Michael Miller, secrétaire de la Congrégation pour l’éducation catholique. Pour sa part, le préfet de la congrégation et président du séminaire, le cardinal Zenon Grocholewski, a insisté sur le rôle de l’Eglise qui est «à la tête du plus grand réseau d’universités au monde».
Ce séminaire s’articulera autour de trois thèmes: «identité et défis de l’héritage culturel européen»; «valeurs des universités européennes»; et «légitimité et rôle des universités européennes dans la construction de l’Europ».
«Le pape, ancien professeur dans de nombreuses universités de théologie en Allemagne, est particulièrement intéressé par la contribution que l’Europe peut apporter au monde universitaire», a indiqué Mgr Miller.
Dans la foulée de Bologne
Ce séminaire est organisé par le Saint-Siège en collaboration avec le Rectorat des universités pontificales romaines, l’Académie pontificale des sciences, l’Unesco-CEPES (Centre Européen Pour l’Education Supérieure) et le Conseil de l’Europe. Il avait été programmé à Bergen en Norvège lors de la conférence des ministres européens chargés de l’enseignement supérieur en mai 2005.
Le Processus de Bologne a débuté en 1999, un an après que les ministres de l’Education d’Allemagne, Grande-Bretagne, France et Italie ont demandé aux pays européens un effort en vue de «créer une zone continentale consacrée à l’éducation supérieure». 29 ministres européens s’étaient réunis à Bologne, berceau de la plus ancienne université du monde, et avaient signé une déclaration d’intention.
Le Saint-Siège a rejoint le Processus de Bologne lors de la Conférence des ministres européens chargés de l’enseignement supérieur à Berlin en septembre 2003, par le biais de la Congrégation pour l’éducation catholique.
Les 45 pays participant au processus se sont donnés pour but de coordonner leurs politiques pour établir cet espace d’ici à 2010. La prochaine réunion interministérielle aura lieu à Londres en 2007. (apic/imedia/cp/pr)



