Négociations sur la basilique de la Nativité

Rome: Shimon Peres sera au Vatican, le 10 mai

Rome, 9 mai 2002 Le ministre des Affaires étrangères israélien Shimon Peres rencontrera son homologue du Saint-Siège, Mgr Jean-Louis Tauran, ainsi que le cardinal Angelo Sodano, secrétaire d’Etat du Vatican, dans la matinée du 10 mai. La réunion sera consacrée à la basilique de la Nativité à Bethléem.

Des franciscains et des Palestiniens sont toujours enfermés dans le complexe de la basilique, cerné par l’armée israélienne, depuis le 2 avril. Un accord sur le point d’être signé avait été présenté le 8 mai, proposant le retrait de la majorité des Palestiniens à Gaza et de treize autres à l’étranger. Aucune destination n’a été trouvée. Longtemps pressentie, l’Italie a refusé de prendre seule cette responsabilité, appelant l’Europe à agir.

La dernière visite de Shimon Peres au Vatican remonte au 10 octobre 2000. Le 11 décembre 2001, il avait demandé à être reçu par Jean Paul II, mais la requête ayant été faite avec peu de préavis, la rencontre n’avait pas pu avoir lieu.

Pour une intervention juste et équitable

Intervenant le 8 mai 2002 à Pompéi, à l’occasion des cérémonies en l’honneur de la Vierge du Rosaire qu’il présidait, le cardinal Angelo Sodano, secrétaire d’Etat du Vatican, a lancé un appel à la communauté internationale pour qu’elle mette fin «au plus vite» au «drame de la basilique de Bethléem». «Le temps est venu pour les Etats d’assumer une intervention juste et équitable», a-t-il déclaré, rappelant le désir du Saint-Siège de l’envoi d’une force d’interposition internationale par les Nations Unies.

De son côté, le quotidien du Vatican «L’Osservatore Romano» dénonce «une féroce détermination contre la paix» de la part des auteurs de l’attentat perpétré le 7 mai à Jérusalem. «Cette attaque risque d’invalider les efforts pour rétablir la paix», déplore le journal dans son éditorial du 9 mai, parlant d’une «dramatique régularité» avec laquelle on assiste «à une recrudescence de la violence sur le chemin du dialogue au Moyen-Orient».

Interrogé par Radio Vatican le 8 mai, le père Giovanni Battistelli, custode de Terre Sainte, a fait part de son amertume et de sa déception suite à l’échec de l’accord concernant la basilique de Bethléem. «Même les pays qui avaient cherché à nous aider par des paroles se sont tous retirés dès qu’il s’est agi de mettre en pratique une aide réelle», a-t-il déclaré, faisant allusion au refus de pays européens à accueillir treize Palestiniens enfermés dans la basilique. «Je suis d’accord sur le fait qu’accueillir des personnes considérées comme des terroristes est vraiment difficile, mais ne pas chercher de solution à ce problème me semble un refus de responsabilité qui incombe à tous», a-t-il conclu. (apic/imed/bb)

9 mai 2002 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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