Peut-être Mgr Angelo Bagnasco, archevêque de Gênes
Rome: Succession du cardinal Ruini à la tête de la Conférence épiscopale italienne
Rome, 6 mars 2007 (Apic) Le successeur du cardinal Camillo Ruini, président de la Conférence épiscopale italienne (Cei), pourrait être nommé le 7 mars 2007. Selon des rumeurs persistantes publiées dans la presse italienne, le candidat le plus probable à ce poste serait Mgr Angelo Bagnasco, l’archevêque de Gênes.
Le cardinal Camillo Ruini aura 76 ans le 6 mars. Le nom de son successeur à la tête de la Cei pourrait ainsi être rendu public le lendemain, 7 mars, a annoncé la presse italienne le 5 mars. C’est déjà ce qui avait été anticipé par plusieurs quotidiens italiens courant février. Néanmoins, la nomination pourrait intervenir plus tard car l’Eglise catholique italienne se trouve dans une période délicate, notamment en raison du projet du ’Dico’ (Pacs à l’italienne) promu par le gouvernement Prodi. L’Eglise italienne s’y oppose fermement, au nom de la défense de la famille.
Le candidat le plus probable à la tête de l’épiscopat italien semble être Mgr Angelo Bagnasco, nommé il y a quelques mois archevêque de Gênes pour succéder au cardinal Tarcisio Bertone, secrétaire d’Etat du Saint-Siège depuis le 15 septembre 2006. Auparavant, Mgr Bagnasco était évêque aux armées.
Apprécié du cardinal Ruini, l’évêque italien estime que les valeurs catholiques doivent être défendues avec sérénité, modération, mais aussi avec fermeté devant l’Etat qui fait ses lois, comme il l’a déclaré au quotidien La Repubblica, le 5 mars. Selon certains observateurs, Mgr Bagnasco aurait une personnalité moins forte que son prédécesseur. Les prises de parole fermes et fréquentes du cardinal Ruini ont souvent été critiquées par l’opinion publique italienne qui a considéré l’attitude du président des évêques comme une ingérence dans les affaires politiques de la Péninsule.
Mais si les sources vaticanes et de la Cei donnent Mgr Bagnasco comme favori pour la succession du cardinal Ruini, la presse italienne reste prudente. En effet, depuis plus d’un an déjà, l’épiscopat italien réfléchit avec Benoît XVI à la personne qui pourrait le mieux succéder au cardinal président de la Cei depuis plus de 15 ans. Fin janvier 2006, pour la première fois, le pape avait demandé aux 226 évêques italiens, dans une lettre envoyée par le nonce apostolique en Italie, de lui suggérer des noms de successeurs potentiels.
D’autres candidats possibles
Depuis, les dates de nomination du successeur du cardinal Ruini et les noms des candidats présentés à Benoît XVI semblent avoir changé à plusieurs reprises. Ainsi, en février dernier, le candidat le plus en vue semblait être Mgr Benigno Luigi Papa, l’évêque de Tarente et l’un des vice-présidents de la Conférence épiscopale italienne. Mais plusieurs noms continuaient à circuler pour ce poste à la fois pastoral et politique. Parmi eux, celui du cardinal Angelo Scola, patriarche de Venise.
Pendant un moment, son nom a en effet été présenté comme le plus probable. Cet intellectuel, brillant théologien, a été créé cardinal en 2003 et est patriarche de la cité des Doges depuis 2002. Il est apprécié de Benoît XVI. Mais les évêques du Piémont auraient écrit au pape pour exprimer leurs réserves concernant son éventuelle nomination.
La possibilité de nommer le cardinal Dionigi Tettamanzi, l’archevêque de Milan, à la tête de la Cei, aurait également été sérieusement prise en compte par Benoît XVI. Le pape aurait finalement considéré que son archidiocèse, le plus vaste d’Italie, était une charge suffisante.
Parmi les autres noms d’évêques évoqués pour succéder au cardinal Ruini figuraient aussi, ceux de l’archevêque de Bologne, le cardinal Carlo Caffarra, Mgr Renato Corti, évêque de Novara, Mgr Luciano Monari, évêque de Piacenza, et Mgr Francesco Cacucci, archevêque de Bari.
C’est cependant le pape, primat d’Italie, qui doit choisir le nouveau président de la Cei. Le 14 février 2006, il avait confirmé le cardinal Ruini à la tête de la Conférence épiscopale italienne, alors que la presse de la Péninsule évoquait déjà sa succession. En effet, âgé de 75 ans le mois suivant, il allait alors atteindre l’âge de la retraite canonique.
Président de la Conférence épiscopale italienne depuis 1991, le cardinal Ruini est également vicaire du pape pour la ville de Rome, depuis cette date. Si les deux fonctions assumées depuis longtemps par le cardinal n’étaient plus de la responsabilité d’une seule personne, alors son successeur à cette place pourrait être également nommé prochainement. (apic/imedia/js)



