Coup d’envoi dimanche au Vatican
Rome: Synode des évêques pour l’Afrique (070494)
Rome, 7avril(APIC) Mgr Jan Schotte (Belgique), secrétaire général du Synode des évêques, a présenté jeudi aux journalistes l’assemblée spéciale du
Synode des évêques pour l’Afrique. Celle-ci s’ouvrira dimanche à Rome, par
une messe solennelle présidée par le pape à la basilique St-Pierre, et se
clôturera le dimanche 8 mai. Trois grandes phases rythmeront les travaux
avant une phase de célébration en Afrique.
Mgr Schotte a souligné l’importance de l’événement pour un continent qui
a vu le nombre des catholiques passer de 3 millions en 1927 à plus de 90
millions aujourd’hui.
L’assemblée durera donc quatre semaines (cinq dimanches et 24 jours ouvrables). On prévoit 27 séances plénières, dont trois seront consacrées aux
interventions des experts, et 14 séances au sein des «circuli minores»
(groupes de travail), organisés par aires linguistiques.
Une première phase sera consacrée à l’écoute des interventions des pères
synodaux, au terme de laquelle le rapporteur général, le cardinal Thiandoum
(Dakar), résumera l’ensemble des apports et dégagera le consensus qui est
apparu sur les points principaux à approfondir. Dans un deuxième temps, les
pères synodaux se réuniront au sein des «circuli minores», suivront des séances plénières permettant de prendre connaissance du travail des groupes.
La dernière phase est celle de l’élaboration du consensus, traduit dans
un «message» qui sera adopté par vote après avoir intégré les amendements
présentés par les groupes de travail.
Ces travaux devrait déboucher sur trois types de conclusions: pour la
fin des travaux, on attend la publication d’un «Message au peuple de Dieu»;
pour la phase de célébration, qui se déroulera en Afrique, l’approbation du
pape et la proclamation des conclusions synodales; enfin, une exhortation
apostolique post-synodale.
A propos de la présence au synode de «délégués fraternels», Mgr Schotte
a indiqué qu’il s’agissait de représentants d’autres Eglises chrétiennes.
On avait envisagé au départ d’inviter à l’assemblée romaine des représentants de l’islam, des religions traditionnelles et de ce qu’on appelle les
«Eglises post-chrétiennes», nombreuses en Afrique. Le secrétariat du synode
a constaté la difficulté d’inviter des hôtes qui soient vraiment représentatifs de ces trois réalités au niveau continental. C’est pourquoi il a
préféré laisser aux Eglises le soin d’inviter qui elles jugeront bon lors
de la célébration du synode au niveau local. (apic/sv/mp)



