Les pères synodaux ont écrit aux quatre évêques chinois absents
Rome: Synode sur l’Eucharistie
Rome, 23 octobre 2005 (Apic) Réunis au Vatican, les pères synodaux ont adressé une lettre, le 22 octobre 2005, aux quatre évêques chinois absents tout au long de leurs travaux. A la veille de la clôture officielle du Synode, ils ont regretté l’absence des évêques invités par Benoît XVI mais bloqués en Chine par les autorités de Pékin.
Dans leur lettre en latin, adressée à leurs «très chers frères dans l’épiscopat», les pères synodaux, «en union avec le pape Benoît XVI», envoient aux évêques chinois leurs «salutations fraternelles et cordiales», et les assurent qu’ils sont, «avec toute l’Eglise qui est en Chine, (.) particulièrement présents dans (leur) coeur et dans (leur) prière». Les participants au Synode affirment ensuite que l’absence des évêques de l’Empire du Milieu «a causé une profonde déception dans (leur) âme». «Nous aurions été heureux de vous rencontrer et d’entendre raconter de votre propre voix l’histoire de votre expérience ecclésiale source de souffrances et de fruits», ajoutent les évêques réunis à Rome.
Après avoir rappelé le thème de leurs réflexions durant les trois semaines de synode – l’Eucharistie – les signataires de la lettre souhaitent «que toutes les communautés ecclésiales en Chine fleurissent dans l’écoute de la Parole, dans la célébration du mystère pascal et dans le service généreux aux frères». Les assurant de «la prière de toute l’Eglise», les pères synodaux souhaitent aux évêques chinois que «l’on puisse rapidement trouver des chemins afin de rendre plus visible encore la pleine communion».
Communautés chinoises: un «chemin vers la souffrance»
Datée du 22 octobre 2005, la ’lettre aux évêques chinois membres de la 11e assemblée générale ordinaire absents de la salle du Synode’ porte la signature du secrétaire général du Synode Mgr Nikola Eterovic et des trois présidents délégués : les cardinaux Francis Arinze, préfet de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements ; Juan Sandoval Iniguez, archevêque de Guadalajara (Mexique) et Telesphore Placidus Toppo, archevêque de Ranchi (Inde).
Lors de la messe de clôture du Synode, le 23 octobre 2005, Benoît XVI a aussi publiquement adressé «au nom de tout l’épiscopat (.) un salut fraternel aux évêques de l’Eglise en Chine». «C’est avec beaucoup de peine que nous avons ressenti l’absence de leurs représentants», a lancé le pape devant des milliers de fidèles, se disant «proche» de «l’ensemble des évêques chinois», «de leurs prêtres et de leurs fidèles par la prière». «Le chemin de souffrance des communautés confiées à leur soin pastoral est présent dans notre coeur; il ne demeurera pas sans fruit parce qu’il représente une participation au mystère pascal, à la gloire du Père», a encore déclaré le souverain pontife.
Le 8 septembre 2005, Benoît XVI avait annoncé avoir invité au Synode sur l’Eucharistie quatre évêques de la République populaire de Chine dont trois de l’Eglise dite ’officielle’ Mgr Antonio Li Duan, évêque de Xi’an, Mgr Aloysius Jin Luxian, évêque de Shanghai et Mgr Luca Li Jingfeng, évêque de Fengxiang; ainsi que Mgr Giuseppe Wei Jingyi, évêque de Qiqihar, appartenant à l’Eglise clandestine et fidèle à Rome. Aucun d’entre eux n’a été autorisé par les autorités chinoises à rejoindre Rome pour ce synode.(apic/imedia/ami/vb)



