Le commandant Camillo Cibin se retire après 35 ans de fonction

Rome: Un nouveau responsable de la Gendarmerie vaticane nommé par Benoît XVI

Rome, 4 juin 2006 (Apic) Benoît XVI a nommé le 3 juin Domenico Giani responsable de la Gendarmerie vaticane. Il remplace un homme au visage devenu célèbre, le commandant Camillo Cibin, qui a été près de 35 ans à la tête ce corps de sécurité du Vatican, et a toujours suivi les papes dans leurs déplacements.

Domenico Giani, 44 ans, a été nommé «directeur des Services de sécurité et de protection civile de l’Etat de la Cité du Vatican et inspecteur général du corps de la Gendarmerie», a ainsi communiqué la salle de presse du Saint-Siège, le 3 juin. Le nouveau responsable de la Gendarmerie est né en 1962 à Arezzo (Italie), il est marié et père de deux enfants. Avant d’entrer à la Gendarmerie vaticane, en 1999, il a travaillé successivement à la Police des finances italienne, puis auprès des organes d’information et de sécurité de la Présidence du Conseil des ministres de la République italienne.

Le corps des gendarmes du Vatican provient de la ’vigilance’ créée par Paul VI en 1971, en remplacement de la ’gendarmerie pontificale’. Cette dernière avait alors été supprimée, en même temps que la garde d’honneur et la garde palatine, et seule la Garde suisse pontificale était restée en place, chargée de la sécurité du pape. C’est par une loi de la Commission pontificale chargée de gérer la Cité du Vatican, début 2002, que Jean Paul II avait de nouveau transformé la Vigilance en Gendarmerie, pour éviter tout amalgame avec les vigiles, gardiens de musées ou de banques.

Un corps de gendarmerie instauré en 1816

La gendarmerie pontificale avait elle-même été instaurée en 1816 par Pie VII «pour le maintien de l’ordre au sein de la cité du Vatican et de la villa de Castel Gandolfo, la résidence d’été du pape, pour l’exécution des lois ainsi que pour une vigilance continue et répressive à l’intérieur de ce territoire». Leur uniforme était alors constitué d’un bonnet à poil, d’une tunique à fourragère, d’une culotte blanche et de bottes. Aujourd’hui, ils sont simplement vêtus d’une tenue bleue, et portent une simple casquette.

Quelque 130 Italiens composent actuellement le corps de la Gendarmerie. Ils se chargent de la sécurité aux différentes entrées de la Cité du Vatican, venant en complément, le plus souvent, du travail de la Garde suisse pontificale. Ils octroient les autorisations d’entrée dans la Cité et assurent la sécurité à l’intérieur des jardins. Quelques-uns d’entre eux, tout comme les officiers de la Garde suisse pontificale, assurent en civil la sécurité rapprochée du pape lors des audiences, des messes, ou des déplacements pontificaux hors du Vatican. (apic/imedia/ami/bb)

5 juin 2006 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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