Actes violents: Mgr Agostino Marchetto préoccupé
Rome: Un prélat du Vatican dénonce les actes de xénophobie vis-à-vis des Roms
Rome, 1er août 2008 (Apic) Le secrétaire du Conseil pontifical pour la pastorale des migrants et des itinérants, Mgr Agostino Marchetto, a exprimé sa «préoccupation» pour la situation des Roms en Europe, dénonçant «la multiplication d’actes violents (…) de xénophobie».
C’est ce qu’il a affirmé dans une interview publiée le 1er août 2008 dans le quotidien français La Croix. Mgr Marchetto a invité à «une nouvelle prise de conscience vis-à-vis du respect des droits de l’homme».
Mgr Marchetto a ainsi dénoncé «la multiplication d’actes violents d’intolérance, de xénophobie et de racisme, qui montrent l’irritabilité de la population en contact avec les Roms».
La situation des Roms «continue d’être un motif de préoccupation», a poursuivi le prélat. «Et plus la culture de l’autre est différente de la nôtre – et les Roms ont une culture vraiment différente de la nôtre -, plus la compréhension et le dialogue sont difficiles».
Pour Mgr Marchetto, les droits des Roms sont menacés en Italie «si l’on considère toute la vaste étendue des droits de l’homme». «Une vaste tâche attend l’Eglise, et en premier lieu les éducateurs : celle de susciter une nouvelle prise de conscience vis-à-vis du respect des droits de l’homme», a-t-il aussi affirmé.
Le prélat italien a alors souligné l’importance de «mettre l’accent sur l’éducation, et dans ce domaine il faut faire tous les efforts possibles». «En Europe, nous avons plus de quatre millions d’enfants et de jeunes tsiganes qui devraient aller à l’école. Il faut comprendre ce que cela implique de potentialités et de difficultés», a-t-il continué.
Dans cette interview, Mgr Marchetto a enfin dénoncé «le risque d’instrumentalisation» par les médias, qui «existe plus que par le passé». «Et ce, en partie à cause du pouvoir des médias, qui ont une grande responsabilité dans la formation de l’opinion publique et doivent en être conscients», a-t-il ajouté.
La situation des Roms en Europe, et particulièrement en Italie, n’a cessé de se dégrader après que des viols et des meurtres ont été attribués à des membres de cette communauté. En Italie, les actes xénophobes se sont multipliés et l’Eglise a toujours dénoncé ces actes de racisme et de xénophobie. (apic/imedia/ms/pr)



