Pour dresser le portrait du futur pape et cerner les défis
Rome: Une semaine de réunions pour les cardinaux
Rome, 11 avril 2005 (Apic) Les cardinaux-électeurs entreront en conclave le 18 avril à Rome, pour élire le successeur de Jean Paul II à la tête de l’Eglise catholique. Une tâche qu’ils abordent dès ces jours, afin de faire le tour des problèmes et des défis qui attendent l’Eglise et son nouveau pape, et de dresser une sorte de portrait-robot de ce prochain pape.
C’est sur la base de ces analyses que les prélats vont dessiner ce portrait-robot de l’homme jugé le plus apte à relever ces défis, lorsqu’ils entreront en conclave. Le quotidien catholique «La Croix» analyse ce qui attend ces jours les cardinaux électeurs, en relevant que, jusqu’ici, les congrégations générales n’ont traité que de problèmes pratiques. Or, l»es cardinaux vont sans doute entrer maintenant dans le vif du sujet».
Lundi prochain, les portes du conclave se refermeront sur les 115 électeurs. D’ici là, les cardinaux (y compris ceux, âgés de plus de 80 ans, qui ne pourront pas participer au conclave) vont se réunir tous les matins en congrégation générale dans l’hémicycle du Synode, explique «La Croix».
«Ces congrégations qui ont commencé lundi 4 avril ont été jusqu’ici presque entièrement consacrées à des questions d’organisation. Certains cardinaux confient qu’ils le regrettent. Ils auraient préféré que le débat entre eux s’engage rapidement. Au lieu de cela, par exemple, ils ont dû écouter, samedi matin, la lecture des deux premiers chapitres de la constitution Universi dominici gregis, dont on peut raisonnablement penser que la plupart d’entre eux en avaient déjà attentivement pris connaissance par eux-mêmes».
Toute la semaine, il y aura l’après-midi un autre rendez-vous, public celui-là: les messes des novendiales, ces services funèbres célébrés durant neuf jours à Saint-Pierre, pour le repos de l’âme du pape. La seconde de ces messes s’est déroulée dimanche, la première, samedi. Celle-ci était présidée par Mgr Francisco Marchisano, archiprêtre de la basilique Saint- Pierre. La nef était pleine, mais une douzaine de cardinaux seulement étaient venus.
Et moi, est-ce que j’étais préparé?
Le cardinal Marchisano, assure «La Croix», a consacré toute son homélie à des anecdotes sur ses relations avec Jean Paul II, laissant entendre que grâce au pape, il avait été guéri d’une paralysie des cordes vocales. Pour le quotidien catholique français, un épisode mérite d’être cité. «Un jour, Jean Paul II demanda à Mgr Marchisano de prendre une nouvelle fonction dans la curie. «Je ne suis pas préparé à une telle responsabilité», objecta le prélat. Après un long silence, Jean Paul II répondit : ’Et moi, vous croyez que j’étais préparé pour être pape?’» (apic/cx/pr)



