La figure de Mgr Romero aussi en toile de fond
Rome : Visite ad limina des évêques du Salvador
Rome, 28 février 2008 (Apic) Le pape Benoît XVI a invité les évêques du Salvador à proposer Dieu comme remède à la grande pauvreté et à l’augmentation de la violence dans leur pays, le 28 février 2008.
Le pape, qui recevait en audience les évêques du Salvador venus à Rome en visite « ad limina », a aussi très brièvement évoqué la figure de Mgr Oscar Romero, archevêque de San Salvador assassiné en 1980. Il n’a cependant pas évoqué l’état de la cause de béatification de l’archevêque déposée à Rome en 1996 mais un temps bloquée pour « des raisons idéologiques » par la Congrégation pour la doctrine de la foi.
A cause de la situation de pauvreté, beaucoup se voient obligés d’émigrer à la recherche de conditions de vie meilleures, ce qui a souvent des conséquences négatives sur la stabilité du mariage et de la famille, a déploré Benoît XVI.
Devant les évêques du Salvador, le pape a également évoqué le problème de la violence, considéré comme le plus grave de (leur) pays. «L’augmentation de la violence, a noté Benoît XVI, est la conséquence immédiate d’autres fléaux sociaux plus profonds comme la pauvreté, le manque d’éducation, la perte progressive des valeurs qui ont forgé depuis toujours l’âme salvadorienne, et la désagrégation de la famille».
Le pape a donc également évoqué la figure de Mgr Oscar Romero, assassiné en mars 1980 alors qu’il célébrait la messe. Benoît XVI a estimé que l’ancien archevêque de San Salvador comptait parmi les «pasteurs emplis de l’amour de Dieu» qui avaient prêché l’Evangile dans ce petit pays d’Amérique centrale et produit «des fruits abondants de vie chrétienne et de sainteté». Dans l’avion qui le menait au Brésil le 9 mai 2007, Benoît XVI avait répondu librement aux questions des journalistes et évoqué, entre autres, la cause de béatification de Mgr Romero.
Interrogé par I.Media, Benoît XVI avait qualifié Mgr Romero de «grand témoin de la foi». Le lendemain, le Saint-Siège avait retranscrit les propos du pape dans l’avion, rapportant aussi ce qu’il avait dit concernant la récupération politique de Mgr Romero – «certains groupes politiques ont voulu en faire leur porte-drapeaux» – mais la version officielle n’avait pas cependant repris la phrase suivante : «Je ne doute pas que lui-même mérite d’être béatifié, mais nous devons considérer le contexte». (apic/imedia/ami/pr)



