Pour un accord bilatéral majeur rapide avec la Tchéquie
Rome: Visite au Vatican du ministre tchèque des Affaires étrangères
Rome, 5 octobre 2005 (Apic) Le Saint-Siège a souhaité la ratification rapide de ’l’Accord sur la réglementation des rapports réciproques’ avec la République tchèque. C’est ce qu’a déclaré le porte-parole du Saint-Siège, le 5 octobre, à l’issue de la visite au Vatican du chef de la diplomatie tchèque, Cyril Svoboda.
La rencontre du ’ministre des Affaires étrangères’ du Saint-Siège, Mgr Giovanni Lajolo, avec son homologue tchèque a surtout été consacrée aux «rapports bilatéraux entre le Saint-Siège et la République», a précisé Joaquin Navarro-Valls, et «plus particulièrement à ’l’Accord sur la réglementation des rapports réciproques’ signé à Prague le 25 juillet 2002, mais pas encore ratifié».
Le directeur de la Salle de presse du Saint-Siège a ajouté que «Mgr Lajolo a exprimé le souhait que les difficultés qui s’opposent à la signature du côté tchèque puissent être dépassées et que l’objectif de cette signature puisse être rapidement atteint».
Joaquin Navarro-Valls a affirmé que d’autres sujets avaient été abordés comme «le projet de loi de réforme de la liberté religieuse et quelques propositions vers une solution de la question des biens de l’Eglise catholique confisqués à l’époque du régime communiste». «Dans ce but, il a été convenu de l’opportunité de constituer une commission paritaire ayant un mandat précis à terme».
Problème de la restitution des biens de l’Eglise
Signé à Prague le 25 juillet 2002, l’accord à ratifier garantit à l’Eglise catholique la possibilité d’exercer librement sa mission, en particulier en ce qui concerne le culte, le gouvernement pastoral, l’enseignement et tout autre aspect de la vie ecclésiale. Mais le problème de la restitution des biens de l’Eglise catholique, confisqués sous le régime communiste, n’est pas entièrement résolu. Certains partisans de la gauche tchèque sont réticents à l’idée de privilégier l’Eglise catholique par rapport aux autres entités chrétiennes.
Au cours de la rencontre au Vatican, selon le porte-parole du Saint- Siège, les autres thèmes abordés ont concerné l’actualité, en particulier «le processus de consolidation et d’élargissement de l’Union Européenne». A ce propos, Mgr Giovanni Lajolo a souligné «l’apport considérable, d’abord culturel, que l’entrée de la République tchèque a pu donner à l’Union Européenne, dont elle fait partie depuis le 1er mai 2004». Les autres thèmes évoqués ont concerné «le Proche-Orient et la collaboration dans les organisations internationales, en référence à quelques grandes questions éthiques». «La rencontre, a conclu Joaquin Navarro-Valls, a permis de relever l’existence de rapports cordiaux entre le Saint-Siège et la République Tchèque, ainsi que le voeu des les développer ultérieurement».
Avec le ministre des Affaires étrangères tchèque en visite auprès du Secrétaire pour les relations avec les Etats, étaient également présents l’ambassadeur de la République tchèque auprès du Saint-Siège, Pavel Jajtner, des membres du ministère tchèque des Affaires étrangères. Mgr Lajolo était assisté de deux membres de la Secrétairerie d’Etat. (apic/imedia/ami/bb)




