Le Saint-Siège dénonce une fois de plus l’embargo
Rome: Visite du vice-Premier ministre irakien Tarek Aziz
Rome, 19 mai 1998 (APIC) La situation au Moyen-orient et en particulier en Irak, toujours gravement éprouvé par l’embargo international imposé par les Etats-Unis, a été évoquée lors d’une audience accordée par Jean Paul II au vice-Premier ministre irakien Tarek Aziz.
Ce dernier a également rencontré le cardinal Secrétaire d’Etat Angelo Sodano et Mgr Jean-Louis Tauran, Secrétaire pour les Relations avec les Etats.
Tarek Aziz, qui est chrétien, effectue une tournée européenne, qui l’a d’abord conduit à Paris, où il a été reçu par le président Chirac et par le Premier ministre Lionel Jospin. Arrivé à Rome dimanche, il s’envolera jeudi pour Madrid. C’est sa troisième visite en Italie, après celles de 1994 et 1995.
Interrogé par l’Agence ANSA à la veille de l’audience pontificale, Tarek Aziz a dit son intention de demander au Saint-Siège de s’engager encore davantage pour la levée des sanctions économiques qui frappent son pays. «L’Eglise catholique, explique-t-il, a une influence dans le monde, et elle a défendu l’Irak, même aux Etats-Unis. L’Eglise irakienne appuie notre demande de retrait des sanctions et demande au Saint-Siège d’être plus actif. J’ai déjà rencontré Jean Paul II à d’autres reprises et je l’ai trouvé attentif à nos demandes».
Lors du récent Synode des évêques pour l’Asie (19 avril-14 mai), Mgr Raphael Ier Bidawid, patriarche d’Antioche des Chaldéens (Bagdad), avait demandé aux évêques d’Asie une mention spéciale de la levée de l’embargo en Irak, ce qu’il a obtenu dans le message final. Il avait protesté contre le manque de soutien de ses pairs, sauf de la Conférence épiscopale des Etats-Unis et du Saint-Siège. Il a été reçu par le pape le 15 mai.
«Nous avons satisfait à toutes les principales résolutions de l’ONU, a déclaré Tarek Aziz à ANSA. Nous avons pris des mesures suffisantes pour permettre que soient levées les sanctions économiques et permettre ainsi au peuple irakien d’avoir une vie meilleure. D’autres mesures pourront ensuite conduire à la levée d’autres sanctions, car il y en a toute une série. Mais nous visons en premier les sanctions économiques qui frappent la vie de notre peuple». (apic/cip/imed/pr)



