Le Saint-Siège victime de son succès sur la ’toile’

Rome: Voeux de fin d’année

Rome, 27 décembre 2002 (APIC) Les voeux de fin d’année restent une tradition séculaire. Mais la manière avec laquelle ils sont adressés évoluent avec le temps. L’occasion, pour le Saint-Siège, de se rendre compte de ses limites dans le domaine des technologies.

L’Internet, le téléphone, ou même les SMS ­ messages envoyés par téléphone portable ­ ont désormais pris le relais du courrier postal. Ainsi, en Italie, par exemple, près de 300 millions de SMS ont été échangés dans la nuit de Noël, sur une population de 58 millions d’habitants.

Le Saint-Siège, à la pointe notamment sur le plan de l’internet ­ le site du Vatican est un des plus consultés au monde -, s’est également mis aux nouvelles technologies, mais se rend compte de ses limites dans ce domaine.

Ainsi à la Congrégation pour le clergé – le bureau chargé des prêtres dans le monde entier -, plus de 10’000 voeux ont été envoyés sur la ’toile’ aux prêtres dont les membres de la Congrégation possèdent les adresses électroniques. L’an dernier, pour peaufiner cet envoi, les informaticiens du dicastère avaient mis au point un logiciel permettant de personnaliser chacun des messages ­ signé par le préfet, le cardinal Dario Castrillon Hoyos, connu pour être un passionné des nouvelles technologies – en insérant le prénom et le nom du destinataire dans chaque e-mail.

Cependant, quelques jours plus tard, des centaines de messages avaient été renvoyés à la Congrégation par des prêtres croyant avoir reçu un e-mail personnel de la part du cardinal. «Nous avons été submergés de demandes personnelles ou même de longues lettres de personnes qui faisaient part de leurs problèmes, pour certains graves, en croyant s’adresser directement au préfet», a affirmé à I’APIC un membre du dicastère. «Il a fallu aussitôt renvoyer 10’000 messages en demandant aux destinataires de faire part de leurs demandes et de leurs problèmes par courrier postal!». Cette année, les voeux envoyés étaient tous identiques, avec le même en-tête général.

De même, au Conseil pontifical pour l’interprétation des textes législatifs ­ chargé de contrôler l’application des lois de l’Eglise dans le monde -, le président du bureau, Mgr Julian Herranz, a dû faire face à l’arrivée de nombreux messages électroniques, ces dernières années, faisant part de problèmes particuliers. Finalement, le prélat a envoyé une lettre à tous les évêques pour leur demander de revenir à la méthode sûre du courrier postal. (apic/imedia/pr)

27 décembre 2002 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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