Le pape lance un appel pour un avenir de paix

Rome: Vote sur l’indépendance ou l’autonomie du Timor oriental

Rome, 25 août 1999 (APIC) C’est par deux appels à la paix, l’un adressé aux habitants du Timor oriental qui voteront le 30 août sur l’indépendance ou non de leur région, l’autre aux habitants de l’île indonésienne d¹Ambon, que Jean Paul II a conclu le mercredi l’audience générale qu’il a tenue au Vatican, en présence de quelque 9’000 pèlerins rassemblés dans la Salle Paul VI.

Jean Paul II a d’abord formulé des voeux pour «un avenir de paix» pour les habitants de Timor Est, à quelques jours du vote qui doit leur permettre lundi prochain de choisir entre une entière indépendance et une autonomie spéciale proposée par le gouvernement indonésien. Le pape invite tous ceux qui sont impliqués dans cette question politique importante ­ partisans de l¹indépendance et ceux qui y sont opposés – à œuvrer déjà en faveur de la réconciliation. «Tous sont appelés à guérir les douloureuses blessures du passé par le respect et l’amour réciproque».

Evoquant ensuite les tensions entre chrétiens et musulmans dans l’île indonésienne d’Ambon, Jean Paul a condamné fermement les violences qui les opposent. Il demande à tous les protagonistes d’arrêter les tueries, tout en exprimant le souhait que les relations autrefois pacifiques qui les unissaient puissent être reconstruites dans le pardon et dans la justice.

Le pape, lors de l’audience générale de mercredi, a par ailleurs consacré son enseignement hebdomadaire au «sens du péché personnel et social». Le sens du péché s’est affaibli dans le monde actuel, a-t-il expliqué, au profit d¹une «prétendue liberté absolue».

Le péché a aussi un aspect «social», a insisté Jean Paul II, parce que les système sociaux, économiques et politiques créent de multiples structures de péché, même si la responsabilité demeure personnelle . Pour le pape, «c’est la conversion authentique et un changement de mentalité qui peuvent contribuer à la création de structures plus justes et plus humaines en vue du bien commun».

Après l’audience, Jean Paul II a quitté le Vatican en hélicoptère pour rejoindre Castelgandolfo, d’où il était arrivé le matin même. En son absence de Rome, les échafaudages recouvrant la basilique Saint-Pierre sont progressivement retirés, et laissent déjà apparaître la blancheur de la façade rénovée. (apic/imed/ba)

25 août 1999 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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