Non à la reconnaissance légale des ’unions libres’, dit Jean Paul II
Rome: XIVe Assemblée du Conseil pontifical pour la famille
Rome, 4 juin 1999 (APIC) La légalisation des «unions libres» est une «attaque» contre la famille, a répété vendredi le pape Jean-Paul II aux quelque 250 participants à la XIVème Assemblée plénière du Conseil pontifical pour la famille. Les «unions libres» en effet manquent de cette «ouverture confiante sur un avenir de vie commune» dont le fondement est l’amour et que le droit doit garantir, estime le pape.
«Depuis quelques temps apparaissent à nouveau des attaques contre l’institution familiale. Il s’agit d’attentats d’autant plus dangereux et insidieux qu’ils désavouent la valeur irremplaçable de la famille fondée sur le mariage», a déclaré Jean Paul II. La société actuelle propose ainsi de «fausses alternatives» qui sollicitent une reconnaissance légale dans certains pays. Pour le pape, la législation qui devrait être «au service de la famille, bien fondamental pour la société», devient alors au contraire un élément de destruction.
Outre leur rôle de destruction de l’institution familiale, les ’unions libres’ se caractérisent par la «précarité et par l’absence d’un engagement irréversible» souligne Jean-Paul II. Donner une valeur juridique «à une volonté lointaine de toute forme d’union définitive» est un obstacle à toute «procréation vraiment responsable» qui ne se limite pas à donner la vie mais à la formation et à l’éducation que «seule la famille peut garantir dans toutes ses dimensions».
Pour le pape, il n’est pas impossible «d’imaginer d’autres formes de relations et de vie commune entre les sexes» mais elles ne peuvent être, «malgré l’opinion de certaines personnes, une alternative juridique authentique au mariage, mais plutôt son affaiblissement». Les unions libres en effet manquent de cette «ouverture confiante sur un avenir de vie commune» dont le fondement est l’amour et que le droit doit garantir.
Quant à l’adoption d’un enfant par un couple en «union libre», c’est, dit Jean-Paul II, «ignorer le bien supérieur de l’enfant et les conditions minimes qui lui sont dues pour une formation adéquate». Enfin, pour ce qui est des unions homosexuelles, elles sont «une véritable distorsion de ce qui devrait être la communion d’amour et de vie entre un homme et une femme, dans une donation réciproque ouverte à la vie». (apic/imed/mp)




