Roumanie : Les Eglises sont appelées à lutter contre la traite des êtres humains

Une forme «d’esclavage moderne»

Bucarest, 2 avril 2006 (Apic) Quelque soixante représentants d’Eglises, de gouvernements, de la police, de la justice et d’organisations non gouvernementales de 15 pays se sont rencontrés du 26 au 30 mars à Bucarest pour débattre de la traite des êtres humains. Ils ont lancé un appel aux Eglises du continent à combattre toutes les formes d’esclavage moderne.

La conférence a été organisée dans la capitale roumaine pour marquer le lancement d’une nouvelle phase du projet européen, Action chrétienne et travail en réseau pour lutter contre la traite des femmes (CAT), coordonné par la Commission des Eglises auprès des migrants en Europe, rapporte l’agence oecuménique ENI. «A ce jour, le débat public sur la traite des êtres humains s’est principalement concentré sur l’exploitation sexuelle», a déclaré le coordinateur du projet, Torsten Moritz. «Alors qu’il est nécessaire de continuer à agir dans ce domaine d’autres formes d’exploitation méritent davantage d’attention. Les Eglises en Europe sont appelées à combattre toutes les formes d’esclavage moderne.»

La traite des femmes a été constatée dans des domaines comme l’industrie du spectacle, les mariages commercialement arrangés, l’aide domestique, le service des jeunes filles au pair, l’emploi illégalement organisé et la prostitution. Les participants ont également décidé de mener une campagne de sensibilisation au problème de la traite des êtres humains durant la Coupe du monde de football qui se tiendra en Allemagne dès le mois de juin, souligne l’agence ENI.

En mars, Liz Lynne, député britannique au Parlement européen, a mis en garde contre la traite de milliers de femmes et de jeunes filles dans le pays, obligées de se prostituer contre leur volonté en raison de la demande croissante de visiteurs qui viendront dans le pays. «Nous ne parlons par de prostitution, lorsque la personne sait ce qu’elle fait. Nous parlons d’une sorte d’esclavage moderne où les femmes et les enfants n’ont aucun choix, qu’ils soient prostitués ou non», a dit Liz Lynne. «Actuellement, a ajouté Liz Lynne, ces femmes n’ont aucune garantie de protection. Elles sont traitées et expulsées comme des immigrants illégaux et dans de nombreux cas sont victimes d’un nouveau trafic.» (apic/eni/bb)

2 avril 2006 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 1  min.
Partagez!