Le dernier Concile provinciale remontait à 1900

Roumanie : Les gréco-catholiques tiennent leur Concile

Bucarest, 24 mars 1997 (APIC) L’Eglise gréco-catholique de Roumanie a tenu la première session de son quatrième Concile provincial (Synode) du 17 au 21 mars à Blaj, siège de la Métropolie, centre historique et spirituel de cette Eglise. Un événement puisque le dernier Concile provincial remonte à 1900. Quatre autres sessions sont programmées d’ici l’an 2000.

L’Eglise gréco-catholique de Roumanie, qui fêtera bientôt ses 300 ans, avait été intégrée de force à l’Eglise orthodoxe en 1948. Elle renaît aujourd’hui de ses cendres. Du 17 au 21 mars, 90 Pères conciliaires se sont en effet réunis pour la première session du 4e Concile provincial de leur histoire. La fin des travaux coïncidera avec le Jubilé de l’an 2000.

Mgr Janusz Bolonek, nonce apostolique et Mgr Ioan Robu, président de la Conférence épiscopale de Roumanie, ainsi que le Père Marco Brogi, délégué du cardinal Silvestrini pour la Congrégation, ont pris part aux travaux d’ouverture de session, en présence des 7 évêques de l’Eglise gréco-catholique de Roumanie et du métropolite Lucian Muresan.

En 1697, une partie du clergé, réunie en Synode autour du métropolite Théophile, décidait d’accepter les quatre points qui séparent les orientaux des latins : le filioque, le pain azyme, le purgatoire, la primauté du pape. Pour le reste, ils ont gardé le rite oriental. C’est finalement en 1700 que 54 doyens, représentants 200’000 fidèles, signèrent la déclaration de l’Union.

En décembre 1948, un décret communiste a plongé les gréco-catholiques dans la clandestinité et envoyé des milliers de personnes en prison. Tous les évêques furent arrêtés, les biens confisqués, les églises données aux orthodoxes. Sur les 1’800 édifices, moins d’une dizaine sont aujourd’hui remis à la disposition des gréco-catholiques, dont la cathédrale de la Sainte-Trinité de Blaj.

Pour le reste, le nouveau président roumain Emil Constantinescu a promis de faire office de médiateur. Et si le Saint-Synode de l’Eglise orthodoxe roumaine a lancé ces jours un appel à la prière commune, aucun pas concret n’a encore été fait.

Les travaux, en quatre commissions, sont demeurés secrets. Les discussions ont notamment tournées autour de la définition de la foi, de la primauté du pape, des sacrements, du culte divin, de la vie des prêtres, de la doctrine sociale, de l’enseignement et de la catéchèse. (apic/com/lc/pr)

6 avril 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Partagez!