Septième réunion de la commission mixte catholique-orthodoxe
Roumanie: Restitution des biens de l’Eglise gréco-catholique
Rome, 27 septembre 2002 (APIC) La commission mixte catholique-orthodoxe de Roumanie se réunira le 1er octobre prochain en Roumanie pour la septième fois depuis sa création, en 1998. La première réunion s’était déroulée peu avant la visite du pape en Roumanie, en 1988, pour discuter de la restitution des biens de l’Eglise gréco-catholique.
Neuf évêques orthodoxes et six évêques gréco-catholiques participeront à la rencontre du 1er octobre. Mgr Francesco Pio Tamburrino, secrétaire de la Congrégation pour le culte divin, représentera Jean Paul II.
Cette commission a été créée en octobre 1998 avec pour but, notamment, de préparer la visite de Jean Paul II dans ce pays quelques mois plus tard. C’était alors la première fois qu’un pape se rendait dans un pays à majorité orthodoxe. Le pape devait alors y affronter la principale question, à savoir les biens confisqués à l’Eglise gréco-catholique par le régime communiste en 1948, au profit des orthodoxes.
Après cette visite qualifiée de «réussite» dans le cadre du dialogue oecuménique – elle a ouvert la voie aux voyages de Jean Paul II en Géorgie, en Grèce, en Ukraine et en Bulgarie -, les membres de la commission ont continué à se rencontrer régulièrement.
La prochaine réunion de la commission mixte devrait se dérouler au siège épiscopal orthodoxe d’Arad, au nord du pays. La fois précédente, les participants s’étaient réunis chez l’un des évêques gréco-catholiques. En juin dernier, Jean Paul II avait lancé un appel aux autorités roumaines afin qu’elles restituent à l’Eglise gréco-catholique son patrimoine confisqué en 1948. Recevant le nouvel ambassadeur de Roumanie près le Saint- Siège, il avait souligné l’urgence de permettre aux catholiques de pouvoir disposer de leurs édifices.
Au lendemain de cette rencontre, le Premier ministre roumain, Adrian Nastase, avait affirmé que le parlement pourrait trouver une solution cet automne.
«Grand pas en avant»
Le Vatican avait alors qualifié cette déclaration de «grand pas en avant», rappelant que le gouvernement roumain «n’a jamais voulu s’impliquer dans cette histoire de peur d’empirer la situation déjà tendue entre les deux Eglises». «Le respect et la collaboration se renforceraient certainement si les instances civiles assumaient leur rôle, non seulement d’aider à trouver des solutions adéquates, mais aussi de restituer, selon un critère de justice, le patrimoine ecclésiastique confisqué», avait déclaré Jean Paul II au nouvel ambassadeur.
La septième réunion de la commission mixte catholique-orthodoxe sera suivie, le 13 octobre, par la visite du patriarche des orthodoxes de Roumanie, Teoctist, au Vatican. A cette occasion, il assistera à une messe célébrée dans la basilique Saint-Pierre par Jean Paul II. (apic/imedia/pr)




