Il menait des négociations pour la libération d’otages britanniques
Royaume Uni: Un prêtre anglican menacé de mort à Bagdad part pour Dubaï
Londres, le 19 juillet 2007 (Apic) Le chanoine Andrew White, prêtre anglican de Bagdad, forcé de rentrer au Royaume-Uni après avoir été plusieurs fois menacé de mort, prévoit de partir pour Dubaï. Il était l’artisan de négociations secrètes pour la libération des otages britanniques enlevé fin mai.
Andrew White, responsable de l’unique église anglicane d’Irak, a déclaré au correspondant de l’agence oecuménique ENI le 16 juillet : «Je ne peux pas dire précisément qui se cache derrière les menaces de mort que j’ai reçues». Il est parti en exil à Dubaï mercredi 18 juillet. «Je vais rencontrer plusieurs responsables religieux et travailler un peu à l’église locale» a-t-il déclaré.
Dans une interview diffusée dans l’émission de la BBC Sunday, Andrew White avait émis l’hypothèse que des extrémistes chiites qui ne souhaitent pas que les otages soient libérés, sont les auteurs des affiches et tracts distribués à Bagdad, qui le qualifient d’espion.
Il menait des négociations pour la libération des otages britanniques – quatre gardiens de sécurité et un conseiller financier – enlevés au ministère des Finances irakien le 29 mai. «Je retournerai en Irak dès que les otages seront relâchés, a-t-il ajouté. «Généralement, en Irak, il faut s’entretenir sérieusement avec les responsables religieux et tribaux. C’est comme cela que nous allons avancer» dit ce prêtre mais aussi homme de terrain.
Andrew White est connu comme le prêtre de Bagdad en gilet pare-balles. Au cours de ces trois dernières années, il a été à la fois prêtre de l’église Saint-Georges de Bagdad et directeur exécutif de la Fondation pour la réconciliation au Moyen-Orient. Cette fondation travaille sur les questions du sectarisme religieux et d’autres conflits dans la région. Bien que la fondation d’Andrew White ait réussi à organiser une grande réunion rassemblant des responsables sunnites, chiites et kurdes le mois dernier, le prêtre a déclaré que la situation générale dans le pays était pire que jamais, malgré les efforts de l’armée des Etats-Unis pour restaurer l’ordre. Il a ajouté qu’il existait par ailleurs un problème majeur quant à la viabilité du gouvernement irakien. (apic/eni/vb)



