L’évêque de Sibérie espère pouvoir rentrer sous peu
Russie: L’accusation de prosélytisme contre l’Eglise ne tient pas debout, estime Mgr Mazur
Varsovie, 14 juillet (VID) L’accusation de prosélytisme contre l’Eglise catholique dans son ensemble ne tient pas debout, estime Mgr Jerzy Mazur. L’évêque du diocèse de Saint-Joseph, en Sibérie, qui espère pouvoir rentrer sous peu, commente la lettre envoyée au Vatican par le patriarcat de Moscou. Mgr Mazur, actuellement en exil en Pologne, déclaré «indésirable», s’est vu interdire à mi-avril de regagner son diocèse par les autorités du pays.
Le document du patriarcat de Moscou passe en revue les activités des Congrégations religieuses, des mouvements et des agrégations laïques catholiques qui oeuvrent en territoire russe. Chaque article est suivi d’un commentaire du patriarcat.
«J’ai l’impression, dit Mgr Mazur, que le document met dans le même panier toutes les activités de l’Eglise catholique, en les taxant de prosélytisme». L’évêque pense lui aussi qu’il est «difficile de comprendre» pourquoi le patriarcat a été aussi sévère. Même si le document est très dur, confie-t-il, maintenant «nous savons au moins ce que les orthodoxes ont à dire. Et cela est positif. J’espère dorénavant que le dialogue sera possible».
Mgr Mazur espère de toute façon «rentrer sous peu dans la pays pour continuer mon travail, qui est un travail pastoral, et pour établir un dialogue oecuménique avec les orthodoxes». Le pape, le Saint-Siège et le gouvernement polonais sont intervenus auprès de Moscou au sujet de l’affaire de l’évêque, mais sans avoir jamais reçu de réponse. (apic/vd/pr)



