Modernité et tradition
Russie: Le patriarche Kirill intronisé
Moscou, 1er février 2009 (Apic) Dimanche 1er février, le patriarche de Moscou et de toutes les Russies, Kirill, a été intronisé en la cathédrale du Saint Sauveur.
La télévision russe a transmis l’événement en direct. C’est en présence de 4’000 invités, parmi lesquels le président russe Dmitri Medvedev et le Premier ministre Vladimir Poutine, que s’est déroulée la cérémonie.
Par l’acclamation «Axios, axios, axios» (»il est digne» en grec), l’assistance, formée de dignitaires orthodoxes, de représentants d’autres confessions, de responsables politiques et de simples croyants, a accueilli le nouveau chef suprême de l’Eglise orthodoxe russe.
C’est à ce moment précis que Kirill, élu mardi 27 janvier par un concile tenu dans cette même cathédrale, est devenu le chef de l’Eglise orthodoxe russe. Cette Eglise connaît un grand essor depuis la chute du régime de l’Union soviétique en 1991.
Quelques minutes avant son intronisation, Kirill avait revêtu l’habit de patriarche et les métropolites de Kiev et de Minsk, respectant le rite en vigueur, l’avaient fait asseoir trois fois sur le trône.
Kirill, âgé de 62 ans, jusqu’ici métropolite de Smolensk et de Kaliningrad, était le chef de la diplomatie de l’Eglise orthodoxe russe depuis 1989. Homme ouvert sur le monde, il est accusé par ses détracteurs d’avoir des sympathies pour les catholiques. Il a, comme ministre des affaires étrangères de son prédécesseur, Alexis II, rencontré à trois reprises le pape Benoît XVI. Très médiatique, Kirill est critiqué par le clergé fondamentaliste. Selon les experts, le nouveau patriarche pourrait très bien moderniser la communication de l’Eglise en Russie, tout en restant traditionaliste sur le fond. En Russie, trois habitants sur quatre se disent orthodoxes, alors que sous le régime de l’URRS, seul un quart de la population s’affichait orthodoxe. (apic/ag/js)



