Un Russe et un Equatorien abattus dans leur appartement
Russie: Le Vatican confirme l’assassinat de deux jésuites à Moscou
Moscou/Rome, 29 octobre 2008 (Apic) Le Bureau de presse du Saint-Siège a confirmé mercredi l’assassinat de deux prêtres jésuites à Moscou (Russie), dans une note de Radio Vatican publiée le 29 octobre 2008. Les deux prêtres, l’un de nationalité russe, âgé de 47 ans, l’autre d’origine équatorienne, âgé de 42 ans, ont été abattus à leur domicile moscovite.
Les deux jésuites ont été assassinés à l’arme blanche à Moscou où leurs corps ont été découverts mardi soir, a indiqué mercredi de son côté la Conférence des évêques catholiques de Russie. Les corps des pères Otto Messmer et Victor Betancourt ont été découverts dans un appartement de la Compagnie de Jésus dans le centre de Moscou, précise le communiqué qui fait état «d’une grave perte» pour l’Eglise catholique en Russie.
Aucune indication n’a en revanche été fournie sur le motif du meurtre de ces deux religieux retrouvés morts la veille au soir à leur domicile moscovite.
Un communiqué du secrétariat de la Conférence des évêques catholiques de Russie, distribué par Radio Vatican et le Bureau de presse du Saint-Siège, a ainsi précisé que «deux prêtres de la Compagnie de Jésus» avaient été «assassinés à Moscou». Les deux jésuites ont été retrouvés morts le 28 octobre en début de soirée dans leur appartement situé, dans le centre de la capitale russe, précise le communiqué.
«L’Eglise catholique russe a subi une grave perte», ont affirmé les évêques, priant également pour «ceux qui ont commis ce crime terrible, afin que le Seigneur leur accorde la grâce de la repentance». «L’Eglise, a indique encore le communiqué, espère que les organes de la justice russe seront en mesure de découvrir les criminels, et que le tribunal et la société prononceront à l’égard de leur délit un jugement juridique et moral objectif».
«Les enquêtes de la police sont encore en cours», a en outre affirmé le père Federico Lombardi dans une autre note explicative fournie à la presse, notant que «le meurtre violent» semblait avoir été effectué «avec des objets contendants». A l’arme blanche, assure pour sa part les évêques catholiques russes.
Le directeur du Bureau de presse du Saint-Siège a ensuite expliqué que l’agression du père Betancourt remontait «vraisemblablement à la fin de la semaine dernière». «En fait, a-t-il précisé, dimanche dernier il n’était pas allé célébrer la messe comme d’habitude et l’on a pensé qu’il était malade».
«Le père Messmer, en revanche, se trouvait à l’étranger (en Allemagne) et il est rentré à Moscou lundi soir. Il a été vraisemblablement tué à son retour», a encore affirmé le père Lombardi, également jésuite. «Préoccupé par leur silence, un confrère jésuite qui habitait dans une autre communauté s’est rendu chez eux mardi 28 octobre. Il y a trouvé leurs corps sans vie et a prévenu la police», a encore expliqué le père Lombardi.
Le père Otto Mesmer, prêtre russe d’origine allemande âgé de 47 ans, était depuis 2002 le supérieur de la région indépendante russe de la Compagnie de Jésus. Quant au père Victor Betancout, prêtre équatorien de 42 ans, il travaillait en Russie depuis 2001, étant particulièrement en charge des novices de la Compagnie de Jésus. Les deux prêtres collaboraient également avec la paroisse moscovite de Saint-Louis-des-Français.
L’église catholique compte 1,5 million de fidèles en Russie selon le Vatican, 100’000 selon les orthodoxes, largement majoritaires. Ses relations sont souvent tendues avec la hiérarchie de l’Eglise orthodoxe russe qui l’accuse de prosélytisme. (apic/imedia/ami/pr)



