Russie: Retrait du visa de séjour d’un prêtre catholique italien
Accusé d’être un «espion du Vatican»
Moscou, 11 avril (APIC) Le Père Stefano Caprio, correspondant de Fides à Moscou, est interdit de séjour dans la Fédération de Russie. Le 5 avril, au moment de s’embarquer pour l’Italie, les autorités russes ont pris le visa du prêtre. Le Père Caprio a demandé un nouveau visa au consulat de Russie à Milan, mais a essuyé un refus. L’ambassade d’Italie et la nonciature du Vatican ont demandé officiellement des explications au ministère russe des Affaires étrangères.
Dans un article publié le 10 avril, le journal russe de langue anglaise «The Moscow Times» cite un porte-parole anonyme du Ministère russe des Affaires Etrangères selon lequel le refus de visa n’est pas de la compétence du Ministère, mais des autorités de la police. Le quotidien moscovite a aussi interrogé le Consul Smirnov qui affirme que le Père Caprio se trouve sur la liste des personnes «non grata». Le Consul dit ignorer les motifs de la présence du Père Caprio sur cette liste, mais le journal ajoute que, d’habitude, la raison pour être déclaré «persona non grata» relève du danger pour la sécurité de l’Etat. En 13 ans d’activités pastorales et universitaires en Russie, le Père Caprio assure n’avoir jamais enfreint la loi.
Dans une interview téléphonique du 9 avril avec Catholic News Service, le Père Caprio parle «d’une menace pour le travail des autres prêtres catholiques, qui pour la plupart sont des étrangers, et ne peuvent résider en Russie qu’avec un permis ou un visa de séjour.» Le prêtre pense que sa situation résulte de «la polémique entre Rome et Moscou, concernant l’érection litigieuse des quatre nouveaux diocèses catholiques sur territoire russe».
L’Agence Fides rapport qu’il y a deux ans, le Père Caprio a été la cible de journalistes portant des allégations à son sujet concernant des «services du Vatican, qui auraient comme couverture l’hôpital inauguré par le cardinal Fiorenzo Angelini, aux débuts des années 1990.»
Le Père Caprio est responsable de deux paroisses (plus de 500 personnes) dans les villes de Vladimir et d’Ivanovo. A Moscou, il donne différents cours à l’Institut de Théologie Saint Thomas d’Aquin et à l’Université d’Etat RGGU.
Depuis la fin de 1999, le Père Caprio collabore avec Fides, en envoyant des nouvelles sur la vie de l’Eglise catholique et orthodoxe. Le dernier travail préparé pour Fides est une analyse de l’orthodoxie en Russie et une réponse aux accusations de prosélytisme lancées contre l’Eglise catholique. (apic/fides/cns/sh)




