Moscou,12 mars 2001 (CIP) Pour la troisième fois consécutive, le gouvernement russe vient de refuser d’accorder un visa d’entrée au Père Stanislaw Opiela, un jésuite polonais de 62 ans qui est secrétaire de la Conférence épiscopale de Russie. Les demandes d’explications se heurtent au silence des autorités.
Russie : Visa d’entrée à nouveau refusé au Père Stanislaw Opiela
Conformément à la loi sur les confessions religieuses, les prêtres étrangers qui travaillent en Russie doivent recevoir un visa temporaire, lequel est renouvelé à la discrétion de l’autorité. Des demandes d’explication sur les raisons de refus ont été adressées au ministère des Affaires Etrangères par le nonce apostolique, par l’archevêque de Moscou et par le Père Opiela lui-même, en vain : les autorités observent le silence le plus absolu.
Le refus du visa apparaît clairement comme une mesure de rétorsion. Le Père Opiela est mal vu des autorités pour avoir été très actif, durant ces années, dans le travail de réorganisation de la Conférence épiscopale russe. En outre, le religieux polonais est l’éditeur d’un nouveau magazine religieux, ainsi que professeur et directeur du Collège Saint Thomas d’Aquin de Moscou (250 élèves), après avoir été pendant huit ans provincial de la Compagnie de Jésus, toujours en Russie.
Secrétaire général de la Conférence des évêques catholiques de Russie, depuis l’été dernier, le Père Opiela ronge son frein à Varsovie, après s’être vu refuser son retour en Russie en juillet et à nouveau en septembre de l’an dernier. Selon la loi en vigueur en Russie, le ministère des Affaires étrangères n’a pas à justifier son refus.
Le Père Opiela ne peut plus rentrer à Moscou après avoir vécu dans la capitale russe près de neuf ans. Il bénéficiait d’un statut «semi-diplomatique» en tant qu’aumônier d’une école secondaire rattachée à l’ambassade de Pologne à Moscou. (apic/cip/vd/bb)



