Fribourg: Les enfants d'école primaire ont leurs cours à l'université

Saint Nicolas était-il un ami d’Astérix?

Fribourg, 14 juin 2013 (Apic) Une quarantaine d’enfants écoutent attentivement l’exposé du professeur Michele Bacci dans une salle de conférence de l’Université de Fribourg à Pérolles. Thème de la discussion: Qui est Saint Nicolas? Un personnage davantage connu par les auditeurs du jour comme porteur de cadeaux à la période de Noël que comme évêque de Myre.

Pia, 9 ans, affirme à l’Apic: «Ce n’est pas la première fois que je viens. Je trouve ça bonnard.» Sa copine Sophie explique: «Elle m’a simplement emmenée». Les «goûters scientifiques» adressés aux enfants de 8 à 12 ans rencontrent un réel succès, même si la rencontre en allemand sur Saint Nicolas a attiré moins d’enfants que d’habitude.

Le conférencier du jour, le professeur d’histoire de l’art médiéval Michele Bacci, parle depuis plus d’une demi-heure sur le Saint patron de la ville de Fribourg. Le silence règne dans la salle, sauf quand une auditrice ou un auditeur a besoin de poser une question qui lui brûle les lèvres et interrompt le professeur: «Comment cela s’est-il passé avec l’argent?» Il est vrai que l’argent a joué un rôle important dans la légende, répond-il. «Mais nous y viendrons plus tard».

Aussi un ennemi des Romains

Michele Bacci parle aussi du Père Fouettard. A Amsterdam, Saint Nicolas se déplace à cheval, et en ville de Fribourg sur un âne. Mais où se trouve-t-il aujourd’hui? «Au Pôle Nord», répond immédiatement un enfant. Le conférencier n’est pas satisfait de la réponse et porte son regard sur le reste de l’assistance. Une voix timide lance: «En Turquie». Et pour étonner les élèves, le professeur Bacci lance: «Il était comme Astérix, un ennemi des Romains. Connaissez-vous Astérix?». Le conférencier – est-il en fait un amateur des albums «Astérix»? – parvient à captiver les enfants.

Au terme de la présentation de Saint Nicolas, les participants sont invités à travailler en groupes. Ils vont représenter à leur façon Saint Nicolas et tout ce qui va avec lui. Peter trouve super de participer, même s’il affirme n’avoir rien appris. Son copain, par contre, a découvert que «Saint Nicolas apparaît vraiment autrement dans les différents pays d’Europe».

Adapter le langage aux enfants

Le professeur Bacci est tout à fait content de ses petits auditeurs. Sa conférence a rencontré une attention totale, affirme-t-il à l’Apic. Du fait qu’il a lui-même des enfants, il parvient assez facilement à suivre les réactions des élèves d’école primaire. Il adapte son langage au public, même si parfois il lâche un terme un peu trop spécialisé, comme une icône ou une idole de la déesse Artémis. Mais il n’a pas abordé le fait que Nicolas soit devenu le protecteur des marins en ayant sauvé des bateaux. Et il serait par exemple compliqué d’expliquer pourquoi Saint Nicolas apporte davantage de cadeaux dans les régions catholiques que réformées. Les confessions sont un thème à elles seules. Mais les cadeaux, tous les enfants les connaissent.

Le «goûter scientifique» ne pouvait pas s’achever sans les quatre-heures, avec boissons, biscuits et fruits. Comme à la Saint-Nicolas.

A la question de savoir comment s’est passé ce premier contact avec l’université, trois garçons répondent: «Bien». Mais il aurait fallu y avoir un autre thème. Peter et Michael aimeraient entendre quelque chose sur les animaux. Le troisième, qui ne veut pas faire connaître son prénom, sait clairement sur quel thème il voudrait que porte la prochaine rencontre: le chocolat!

Encadré:

En français et en allemand

Le projet des goûters scientifique est organisé par l’Institut de recherche et de conseil dans le domaine de la famille. Les rencontres, en français et en allemand, sont proposés deux fois par an.

(apic/gs/bb)

14 juin 2013 | 15:36
par webmaster@kath.ch
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