International

Le Saint-Siège appelle au contrôle des cyber-technologies dans la lutte anti-terroriste

La communauté internationale doit pouvoir «contrôler les cyber-technologies que les groupes violents utilisent pour recruter de nouveaux adhérents, financer leurs activités et coordonner leurs attaques». C’est ce que plaide Mgr Bernardito Auza, l’observateur permanent du Saint-Siège auprès de l’ONU à New-York, le 14 avril 2016.

Il intervenait lors du débat public du Conseil de sécurité, sur le thème «Menaces contre la paix et la sécurité internationales résultant d’actes de terrorisme».

Le diplomate a dénoncé «l’escalade de l’utilisation de la terreur» et son «internationalisation», en citant notamment les récents attentats de Paris et Bruxelles, ainsi qu’au Pakistan et au Liban. Une «coercition militaire», a-t-il ajouté, ne saurait suffire à donner une «réponse efficace» à ce phénomène. Et Mgr Auza de plaider pour que l’accès des terroristes à Internet soit refusé et que leurs financements soient bloqués.

«Aucun pays, aucune entreprise et aucun individu ne doit être autorisé à faire affaire avec des groupes terroristes, en particulier dans le domaine des armes et des munitions, a insisté le prélat. Toute collaboration, (…) que ce soit par profit ou par complicité idéologique, doit être interdite».

Mgr Auza s’est inquiété de la présence de près de 30’000 combattants terroristes étrangers «endoctrinés par les idéologies les plus déformées et violentes», originaires de plus de 100 pays au sein de l’organisation armée Daech. Il a alors appelé les gouvernements à se pencher sur les problèmes des communautés les plus à risque de radicalisation, afin de réussir leur intégration sociale. Le prélat philippin a également souligné la responsabilité des leaders religieux, pour dénoncer en termes les plus forts possibles notamment le mensonge et le blasphème des groupes «qui prétendent tuer et opprimer au nom de la religion». (cath.ch-apic/imedia/ak/bh)

Mgr Bernardito Auza, a été observateur permanent du Saint-Siège à l’ONU à New York | © ONU/Devra Berkowitz
15 avril 2016 | 14:16
par Bernard Hallet
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