protestante et catholique vaudoises au gouvernement vaudois

Saisonniers de l’ex-Yougoslavie: Lettre de protestation des Eglises

Syndicats et oeuvres d’entraide s’y associent (040397)

Lausanne, 4mars(APIC) Les oeuvres d’entraide des Eglises et des orgnisations syndicales, ainsi que les autorités des Eglises protestante et catholique vaudoises ont écrit au Conseil d’Etat du Canton de Vaud pour l’appeler à poursuivre son action dans le sens d’une solution «juste et humaine»

en faveur des saisonniers de l’ex-Yougoslavie.

Cette démarche s’inscrit à la suite de la position des autorités fédérales, qui ont refusé, en début d’année, la demande du gouvernement vaudois

de trouver une solution humaine pour régler la situation des travailleurs

saisonniers de l’ex-Yougoslavie qui ne totalisent pas les huit saisons requises pour se voir attribuer un permis B.

Les signataires de cette interpellation ont présenté leur appel lors

d’une conférence de presse le 4 mars. Une première lettre est signée par le

Centre social protestant vaudois, Caritas Vaud, l’Entraide protestante

suisse (Service des réfugiés), SOS-Asile Vaud, l’Union syndicale vaudoise

et le Syndicat de l’Industrie et du bâtiment. La seconde est adressée par

le Conseil synodal de l’Eglise évangélique réformée du canton de Vaud

(EERV) et le Vicariat épiscopal de l’Eglise catholique en Pays de Vaud.

Comme le notent les organismes signataires de cette interpellation, ce

refus marque la volonté des autorités fédérales de renvoyer 125 personnes

du canton de Vaud et d’appliquer la politique dite des «trois cercles». Or

ces 125 personnes séjournent et travaillent dans notre pays depuis

plusieurs années et ce en toute légalité. «Les changements de la politique

fédérale en matière d’immigration ont frustré leur droit légitime à obtenir

un permis B annuel», constatent les signataires de ces deux lettres, qui

jugent «intolérable» la décision des autorités fédérales et «discriminatoire» la politique des «trois cercles».

Ils appellent le Conseil d’Etat vaudois à poursuivre son action pour

régler cette situation «de manière juste et humaine». Les signataires

demandent notamment au gouvernement vaudois de présenter à l’Office fédéral

des étrangers chacun des 125 dossiers en vue de l’obtention d’un permis

humanitaire (art. 13 OLE), avec un préavis cantonal favorable. Ils attendent en outre du Conseil d’Etat vaudois qu’il prenne «l’engagement solennel» de n’exécuter aucune décision de renvoi à l’encontre de ces travailleurs.

Les signataires demandent enfin que ces personnes soient autorisées, à

titre exceptionnel, «à poursuivre leur séjour et leur activité professionnelle dans notre canton». La lettre des syndicats et des oeuvres d’entraide

précise qu’ils mettront tout en oeuvre pour que «ces travailleurs puissent

demeurer parmi nous et ce avec un statut reconnu». (apic/spp/pr)

4 mars 1997 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 2  min.
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