Ils avaient tué quatre missionnaires américaines en 1980
Salvador: L’archevêque de El Salvador demande que deux soldats soient libérés
San Salvador, 28 avril 2000 (APIC) L’archevêque catholique de San Salvador, Mgr Fernando Saenz Lacalle, a demandé que l’on accorde la grâce à deux soldats qui ont tué en 1980 trois religieuses et une missionnaire laïque américaines travaillant dans le domaine social. «Le temps du pardon est arrivé et les personnes impliquées ont montré leur esprit de repentir», a déclaré Mgr Lacalle pour justifier sa demande.
Parmi les victimes, deux religieuses appartenaient à la Congrégation des sœurs de Maryknoll. La supérieure de cette Congrégation, sœur Helene O’Sullivan, a soutenu la demande de l’archevêque, mais elle a aussi déclaré immédiatement que sa Congrégation attendait avant tout la vérité sur l’assassinat et que la lumière soit faite sur leur forfait.
Le frère d’une religieuse se montre très déçu par la demande de Mgr Fernando Saenz Lacalle. «De cette façon, on laisse tomber dans l’oubli le massacre perpétré en 1980». Des membres des familles des victimes, ont porté plainte en Floride contre l’ancien chef de la Garde nationale, Carlos Eugenio Vides Casanova, et l’ancien ministre de la Défense, José Guillermo Garcia. Ils demandent que les deux Salvadoriens, qui vivent aux Etats-Unis depuis 1989, soient traduits devant un tribunal, car ils auraient donné l’ordre de tuer les missionnaires américaines.
En mars dernier, Carlos Palacios et Francisco Contreras, les deux assassins des Américaines, appartenant tous deux à la Garde nationale, ont demandé leur grâce au parlement salvadorien. Ils avaient été condamné avec trois autres soldats à 30 ans de prison. Les trois soldats ont été libérés il y a 2 ans à cause de leur bonne conduite en prison.
Le 2 décembre 1980, les trois religieuses Ita Ford, Maura Clark, Dorothy Kasel et la missionnaire laïque, Jean Donovan, avaient été arrêtés, violées et exécutées. Les assassins avaient alors expliqué qu’ils avaient commis leurs actes sur l’ordre de leurs supérieurs militaires. (apic/kna/ba)



