Genève: L’OMS lance un dramatique appel au secours face à la situation en Afghanistan

(Samedi 17 novembre à 17 h30 et dimanche à 10h00: messes en français. Dimanche à 9h00, messe en allemand. Jan Probst, directeur de la section suisse de l’Aide à l’Eglise en détresse, présentera l’AED à cette occasion. Le nonce apostolique concélébrera la

Un enfant sur quatre meurt avant l’âge de cinq ans

Genève, 12 novembre 2001 (APIC) L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) à Genève lance un dramatique appel au secours face à la dégradation de la situation en Afghanistan. Dans son dernier rapport, l’OMS avertit que l’Afghanistan est touché par une sévère crise dans le domaine de la santé, aggravée par 23 années de conflit, trois ans de sécheresse, le déplacement de millions de personnes et maintenant les bombardements américano-britanniques.

La situation actuelle est loin de s’améliorer, déplore l’OMS. L’hiver arrivant, les difficultés logistiques empirent. L’Afghanistan bat le triste record des pires des situations dans le monde. La moitié des enfants souffrent de malnutrition. Suite tragique: un enfant sur quatre meurt avant l’âge de cinq ans. L’espérance de vie ne dépasse pas les 46 ans.

Selon le rapport de l’OMS rendu public à Genève, les femmes en Afghanistan constituent une population des plus vulnérables. Toutes les demi-heures, une femme décède suite à des complications de grossesse; chaque année, plus de 16’000 femmes meurent en couches. A Kaboul seulement, les veuves qui doivent vivre sans l’appui traditionnel de leur famille sont estimées à 60’000.

La santé mentale de tout un peuple est en danger

Les déplacements internes forcés, continue le rapport, la peur de vivre dans des zones minées et dernièrement les bombardements américains dont la population civile fait les frais, sont quelques unes des composantes qui font dire aux experts internationaux que la santé mentale du peuple afghan est dangereusement mise en danger. Sans parler de la survie des 3 millions de réfugiés qui vivent dans des conditions inhumaines.

Les recherches montrent que 10% des personnes qui ont vécu une expérience traumatique vont avoir dans le futur des problèmes mentaux sérieux. Les estimations signalent qu’en Afghanistan, quelque cinq millions de personnes sont affectées par un désordre psychologique. Les plus communs ont pour nom dépression, anxiété, insomnie, douleurs de dos et d’estomac. L’impossibilité de soigner ces affections les rend plus graves, des cas qui pourraient s’améliorer empirent faute de soins médicaux. (apic/iac/mk)

12 novembre 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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