Certains regrettent le style pastoral du cardinal Arns

Sao Paulo: L’archevêque Claudio Hummes fête ses 25 ans d’épiscopat

Sao Paulo, 1er juin 2000 (APIC) L’archidiocèse de Sao Paulo a célébré la dernière semaine de mai les 25 ans d’épiscopat de Dom Cláudio Hummes, depuis deux ans archevêque de la grande capitale industrielle du Brésil. Beaucoup de croyants liés à des communautés ecclésiales de base et à l’engagement public de l’Eglise en faveur des plus pauvres, sont déçus de l’évolution de l’archidiocèse. Tout en respectant les qualités humaines et spirituelles de leur archevêque, ils regrettent l’action et le style pastoral du prédécesseur de l’archevêque actuel, le cardinal Paulo Arns, connu mondialement pour son appui à la théologie de la libération.

Les préoccupations de cette tendance de l’Eglise catholique de l’Eglise se sont accrues dernièrement par certaines nominations d’évêques ou leur transfert faites par Rome. Il y a un mois, l’évêque auxiliaire «progressiste» à Sao Paulo Angélico Sândalo Bernardino a été transféré à Blumenau, dans l’état de Santa Catarina, pour assumer un diocèse érigé récemment. Mgr Bernardino avait la responsabilité pastorale de la région de Brasilândia, la zone plus pauvre de l’archidiocèse où ils habitent des 1,2 millions de personnes. Deux mois auparavant, le Vatican avait déjà transféré à une autre évêque progressiste dom Antonio Celso de Queiroz dans le petit diocèse de Catanduva , àà l’intérieur de l’Etat de Sao Paulo, alors qu’il dirigeait la région d’Ipiranga, avec 1,1 millions d’habitants. Pour tous les observateurs de la vie religieuse du Brésil, ces deux transferts décidés par la Curie romaine indiquent un nouveau pas pour démanteler le style du cardinal Arns. Ce dernier avait vraiment partagé sa responsabilité pastorale avec ses neuf auxiliaires dans une direction collégiale. Une expérience condamnée par Rome en mars 1989. Les neuf régions étaient alors démantelées et l’on créait quatre diocèse indépendants.

Mgr Claudio Hummes dément qu’il soit tomber dans la centralisation, mais reconnaît volontiers dans les réunions avec le clergé qu’il met maintenant l’action sur de belles liturgies en insistant que les catholiques doivent avoir une forte visibilité dans leurs mouvements apostoliques et charismatiques. «Je suis venu pour innover. La phase de dom Paulo Arns est maintenant passée. Le mur de Berlin est tombé. A une certaine période, l’Eglise s’engageait dans le domaine olitique en dénonçant les problèmes sociaux non résolus. Certes, cela est toujours nécessaire, mais le peuple a d’abord soif de Dieu». (apic/plp/ba)

2 juin 2000 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 2  min.
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