L’Europe ne doit pas oublier la Bosnie-Herzégovine

Sarajevo: Assemblée annuelle 2004 des Commissions européennes Justice et Paix

Sarajevo, 28 septembre 2004 (Apic) L’assemblée annuelle des Commissions européennes Justice et Paix a eu lieu du 25 au 28 septembre 2004 dans la capitale bosniaque. A l’occasion de l’ouverture, Michael Humphreys, représentant de la délégation de la Commission européenne Pour la Bosnie- Herzégovine a félicité les conférenciers du signe politique donné par le choix du lieu. La situation dans ce pays est en effet aujourd’hui encore préoccupante. Les commissions Justice et Paix de 18 pays sous la présidence suisse ont discuté de la signification du développement politique et humanitaire en Bosnie-Herzégovine pour l’avenir de l’Europe.

La Bosnie-Herzégovine: un défi pour l’Europe

A l’occasion de l’assemblée générale des Commissions européenne Justice et Paix qui ont eu lieu du 25 au 28 septembre 2004 à Sarajevo, Michael Humphreys s’est prononcé en faveur d’une discussion honnête sur l’avenir de ce pays. L’Europe et la Bosnie-Herzégovine veulent toutes deux que ce pays soit membre de l’Union européenne. Mais il reste beaucoup de travail car l’Union européenne n’est pas seulement un «club», mais une association de pays qui partagent des règles morales et économiques.

Beaucoup de conférenciers ont ainsi souligné l’importance de la dimension morale dans le débat. Le Président Josef Bieger a rappelé que l’Eglise catholique est tout particulièrement, dans ce contexte, appelée à concrétiser son message social.

Les journées d’étude qui ont suivi l’Assemblée générale ont été consacrées à la situation de la société civile en Bosnie-Herzégovine. Plus de dix ans après la guerre, les plaies de cette période n’ont pas disparu ni extérieurement ni dans l’expérience des hommes. Différentes personnalités ont mis l’accent sur la nécessité d’exprimer la vérité, même si celle-ci est dure. D’autres ont mentionné la complexité du contexte historique. A ce propos, Rudolf Schoch, représentant suisse de la DDC (Direction du développement et de la coopération) a montré que l’adoption du modèle étatique suisse n’était pas facile, les différences entre les histoires et les situations sociales et culturelles des deux pays étant trop marquées.

A la fin des journées d’études, Mgr. Frank Dewane du Conseil pontifical pour la Justice et la Paix à Rome a souligné l’importance de la foi et du pardon. La mission la plus difficile pour les commissions européennes est d’établir la justice et la paix dans l’Europe d’aujourd’hui. L’Europe est donc appelée à poursuivre son engagement en Bosnie-Herzégovine.

Dayton: un traité insuffisant

Selon l’avis de la plupart des conférenciers, le traité de Dayton est avant tout un traité d’armistice et non pas un traité de paix. Il a mis fin à la guerre mais il n’est pas adapté à une paix durable. De nombreuses personnalités présentes demandent à ce que le traité de Dayton continue à être développé et que des impulsions pour la modification des structures soient proposées.

Justice et Paix: l’Eglise s’engage dans le concret

Justice et paix a été fondé après le concile Vatican II (1962-1965) suite à un appel du pape Paul VI. Ce dernier a encouragé l’Eglise, ainsi que toute personne de bonne volonté à s’engager pour les questions sociales et à se battre pour la paix.

Les Commissions nationales entretiennent des relations étroites avec leurs évêques respectifs. Les Commissions Justice et Paix s’occupent de questions politiques, sociales, économiques, écologiques et liées aux Droits de l’Homme. Actuellement, la conférence regroupe 28 commissions nationales. (apic/com/rz)

28 septembre 2004 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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