Se libérer d’un «laïcisme réducteur»

Le 12 novembre 2001, Mgr Jean-Louis Tauran, secrétaire pour les relations du Saint-Siège avec les Etats, était intervenu à Paris à l’Académie des Sciences morales et politiques sur la nature des relations Eglise-Etat. Il avait alors affirmé: «Il est nécessaire pour la tranquillité publique que l’Eglise soit établie en chaque nation selon des règles juridiques à la fois précises et stables qui lui permettent, en respectant au plus près sa véritable identité, de remplir sa mission dans le cadre de cette ’libertas Ecclesiae’ reçue de son fondateur. Du reste, cette évocation suggère assez que la voie la plus aisée pour y parvenir demeure celle de la négociation et du respect des pactes librement souscrits».

«Les forces religieuses ne constituent pas en elles-mêmes une menace», avait encore affirmé Mgr Tauran, tout en précisant qu’il fallait se libérer d’un «laïcisme réducteur». Pour lui en effet, elles représentent «surtout une chance pour la vie en commun, pour peu qu’elles puissent aussi participer, à leur place et grâce à une certaine reconnaissance, à la construction d’une société où l’homme est reçu dans toutes ses dimensions culturelles et spirituelles». (apic/imedia/be)

12 février 2002 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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