Vers une proposition globale et concertée

Sénégal: Conférence des ministres africains des Finances sur la dette du continent

Dakar, 8 mai 2005 (Apic) Les ministres africains des Finances et des Affaires économiques ont déploré samedi à Dakar, la «contradiction entre la nécessité de financier les secteurs sociaux et la part importante des recettes budgétaires nationales consacrée au paiement de la dette».

A l’issue d’une conférence de deux jours (6 et 7 mai) sur la dette africaine, les ministres africains ont décidé de faire des propositions sur la totalité de la dette de l’Afrique, aux chefs d’Etat africains qui les soumettront à leurs homologues des pays développés, lors du Sommet du G8 en juillet en Ecosse.

Dans une étude présentée à la conférence sur le thème: «L’endettement de l’Afrique, quelles voies de sortie pour les Ppte (Pays Pauvres Très Endettés)», Moustapha Kassé, universitaire sénégalais a proposé la création d’un fonds africain de désendettement. Chercheur à l’université il a cité la Cnuced (Conférence des Nations Unies pour le Commerce et le Développement), rappelant qu’entre 1970 et 2002, l’Afrique a reçu 540 milliards de dollars en prêts. «Bien qu’elle ait remboursé près de 550 milliards de dollars en principal et intérêts, elle affichait encore un encours de dette de 295 milliards de dollars en 2002».

Selon un autre rapport 2001, cité par l’universitaire, rédigé sur la base d’information de la Banque Mondiale, en 1980, le stock de la dette africaine était de 586 milliards de dollars. En l’an 2000, cette dette se montait à 2’527 milliards de dollars, soit quatre fois plus. (apic/ibc/pr)

8 mai 2005 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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