Cohabitation pacifique, jusqu’au cimetière!

Sénégal: Des chrétiens et des musulmans célèbrent ensemble la Toussaint

Dakar, 4 novembre 2001 (APIC) Les chrétiens et musulmans de Joal (sud de Dakar) et Ziguinchor (sud du pays), symboles de la cohabitation pacifique entre les deux communautés ont célébré ensemble la fête de la Toussaint. Ces deux localités sont parmi les rares à avoir des cimetières mixtes pour musulmans et chrétiens.

A Joal, ville natale de l’ancien président du Sénégal, le chrétien Léopold Sédar Senghor, les morts musulmans et chrétiens sont enterrés dans le même cimetière depuis de nombreuses années. Certes, le manque d’espace dans cette ville entourée par la mer explique cette situation. Mais il convient de relever que les fidèles de l’islam et de la christianisme ont une longue tradition de célébrer ensemble les événements qui marquent la vie des croyants. L’an dernier, les deux communautés s’étaient distinguées en reconstruisant ensemble une église dévastée par une tornade. Cette action avait profondément touché les sénégalais, musulmans à plus de 90% sur une population totale de près de 10 millions d’habitants. Les chrétiens représentent quant à eux, environ 5%.

A Ziguinchor, capitale de la région de Casamance, secouée par des troubles sécessionnistes depuis 19 ans, la cohabitation funéraire entre musulmans et chrétiens est bien ancrée dans les mœurs. La population locale est même fière de son cimetière mixte, situé dans le quartier de Santhiaba.

Selon Ousmane Sène, le chef du quartier, cet endroit existe depuis la période coloniale (le Sénégal est indépendant depuis avril 1960). M. Sène, âgé de plus de 70 ans, se rappelle qu’il était divisé en deux parties, séparées par une route. L’une pour les musulmans et l’autre pour les chrétiens. «Mais, en réalité on ne tenait pas compte de cette délimitation», a-t-il dit au correspondant local de la radio privée «Sud FM». «Avec l’évolution du temps, les autorités communales ont édifié un mur de clôture autour de cette place islamo-chrétienne», a-t-il ajouté.

Soldats musulmans et chrétiens enterrés côte à côte

Bogota, 4 novembre 2001 (APIC) L’avocate sri lankaise Radhika Coomaraswamy, Rapporteuse spéciale de l’ONU sur la violence contre les femmes, enquête actuellement en Colombie. Au programme: rencontre avec des représentants du gouvernement, des Nations Unies, ainsi que des groupes de lutte pour les Droits humains.

La lutte armée dans ce pays d’Amérique du Sud a commencé il y a plus de 50 ans. C’est la plus longue à ce jour en Amérique latine et elle implique des forces rebelles, l’armée et les groupes paramilitaires. Selon le rapport du Haut Commissaire des droits de l’homme, Mary Robinson, il existe en Colombie un vaste cadre juridique pour la protection des femmes. Mais leur situation continue à être difficile, en particulier en raison du conflit armé. A cela s’ajoute la forte dégradation de la situation économique, qui touche particulièrement la population féminine.

La situation des femmes est la plus grave en milieu rural. Elles sont les principales victimes du conflit armé et des déplacements forcés. Selon CODHES (Comité consultatif pour les droits de l’homme et le déplacement), 53% des personnes déplacées sont des femmes et des filles, et 32% des familles déplacées ont à leur tête une femme. Le problème de la violence domestique et sexuelle contre la femme est aussi considéré par l’ONU comme alarmant. (apic/iac/bb)

4 novembre 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Partagez!