L’abbé Diamacoune toujours déterminé
Sénégal: Divergences entre séparatistes sur la Casamance
Banjul, 29 juin 1999 (APIC) Les séparatistes du Mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC) «ne veulent pas de la guerre… De part et d’autre, ce sont des fils de la Casamance qui meurent», a déclaré l’abbé Diamacoune Senghor, chef historique de la rébellion dans cette région du sud du Sénégal, après une audience chez le président gambien Yahya Jammeh.
Le mouvement séparatiste sénégalais a tenu à Banjul (Gambie) des assises de trois jours, du 22 au 25 juin, afin d’élaborer une position commune en vue d’éventuelles négociations avec le gouvernement. L’occasion pour l’abbé Diamacoune de se démarquer des propos du représentant de l’aile extérieure du mouvement, Mamadou Nkrumah Sane, qui préconisait récemment la création d’une «Fédération du Gabou», qui comprendrait la Gambie, la Guinée-Bissau et la Casamance.
Depuis sa rencontre avec le président sénégalais Abdou Diouf, le 22 janvier dernier, Diamacoune Senghor a multiplié les propos apaisants et dénoncé toutes les opérations armées au nom du MFDC par des supposés «éléments incontrôlés». Mais le 22 juin, à l’ouverture des journées de réflexion du MFDC, l’abbé Diamacoune a créé la surprise en relançant la revendication d’indépendance de la Casamance. Certains observateurs estiment toutefois que cette revendication serait plutôt une position de principe dans la perspective de négociations avec le gouvernement sénégalais. L’abbé Diamacoune a surtout insisté sur la nécessité d’unifier les différentes composantes de MFDC pour que le mouvement ne se présente pas en ordre dispersé aux négociations. (apic/cip/bia/pr)



