Le chef du Mouvement indépendantiste casamançais reste ferme

Sénégal: L’abbé Diamacoune rejette l’appel de l’Eglise à s’éloigner de la rébellion

Dakar, 12 décembre 2001 (APIC) L’abbé Augustin Diamacoune Senghor, fondateur du Mouvement des Forces Démocratiques de Casamance (MFDC), a rejeté l’appel de la Conférence Episcopale du Sénégal (CES) de quitter la direction de la rébellion casamançaise. Les évêques du Sénégal, de Mauritanie, Guinée-Bissau et du Cap-Vert avaient estimé il y a quelques jours que les activités indépendantistes du leader du MFDC étaient incompatibles avec celles d’hommes de l’Eglise.

Dans une lettre adressée au cardinal Théodore-Adrien Sarr, archevêque de Dakar et président de la CES, le délégué national du MFDC, Bertrand Diamacoune, frère cadet de l’abbé Diamacoune, affiche son refus. Il cite en exemple des cardinaux et des hommes d’Eglise qui ont joué un rôle dans la lutte de leurs pays.

Bertrand Diamacoune rappelle à l’Eglise sénégalaise que son frère, l’abbé Diamacoune Senghor, n’a jamais participé à la réunion, le 26 décembre 1982, de ceux qui ont déclenché les troubles sécessionnistes. Il relève enfin que son frère été choisi le 15 juin 1991 comme chef de la «délégation de Casamance face au gouvernement pour des négociations». (apic/ibc/pr)

12 décembre 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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