Sénégal: La Conférence des évêques déplore les «blessures profondes» dans les familles
Les évêques invitent à la réconciliation
Dakar, 17 février 1999 (APIC) Une véritable réconciliation ne pourra advenir en Afrique que si parmi les citoyens des pays en crise, se lèvent des artisans de paix désintéressés, prêts à travailler pour le bien de la nation au lieu de chercher leur promotion personnelle, l’intérêt de leur village, de leur ethnie ou encore de leur parti. Tel est le message lancé par la Conférence des évêques du Sénégal (CES) à l’occasion de l’entrée en Carême.
Si les peuples sont en guerre, la discorde commence déjà dans la famille et dans les communautéés. La CES, qui outre les évêques du Sénégal regroupe ceux de la Mauritanie, du Cap-Vert et de la Guinée-Bissau déplore les violences verbales, les infidélités, ainsi que les attitudes d’intolérance ou de rejet qui sont autant de «blessures profondes» provoquant des divisions dans les familles.
La CES relève ces mêmes «pêchés contre l’amour» aussi bien dans les lieux de travail entre employeurs et employés, qu’entre voisins. «Seule une attitude d’accueil qui appelle et favorise la réconciliation permettra d’établir la communication». «Pourquoi ne pas saisir l’occasion de cette ultime année de préparation au Jubilé de l’an 2’000 pour nous pardonner mutuellement et nous réconcilier une fois pour toutes dans la vérité et l’humilité?», s’interroge la Conférence.
Le carême invite aussi les chrétiens à un «partage fraternel» par des actions de solidarité envers les victimes de calamités naturelles. La CES insiste aussi sur l’entretien des séminaires et des noviciats, la construction d’église et d’écoles. Cela psse en particulier par le versement du «denier du culte» que les fidèles doivent considérer comme un devoir de justice, car il appartient aux chrétiens de prendre en charge les besoins de leur Eglise. Ainsi il leur est demandé au minimum, l’équivalent d’une journée de salaire. (apic/ibc/mp)



