La Casamance au cœur du débat

Sénégal: Mise en place d’un réseau national des droits humains

Dakar, 14 avril 1998 (APIC) Une dizaine d’organisations sénégalaises non gouvernementales (ONG), des associations militantes pour les droits de l’homme et des institutions reconnues par les Nations Unies ont mis en place au Sénégal un réseau national des «droits humains au Sénégal», a-t-on appris lundi de sources officielles à Dakar. Cette structure entre dans le cadre des préparatifs à la célébration du 50ème anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme (DUDH), prévue en décembre prochain.

Le réseau a pour but de sensibiliser les populations sur le contenu du texte de la Déclaration universelle des droits de l’homme (DUDH) afin de le «vivre» en luttant par tous les moyens légaux pour son respect individuel et collectif. Cette vulgarisation se fera par des conférences, des expositions, la projection de films, des théâtres, etc. Ces manifestations auront pour thèmes les droits spécifiques des femmes, des personnes détenues, des handicapés, des personnes âgées et des enfants. Le maintien de la paix, la situation des réfugiés, la préservation de l’environnement, le Sida, seront aussi abordés lors de cette campagne. Le gouvernement sénégalais appuie cette initiative et envisage de marquer l’anniversaire de la DUDH par diverses manifestations.

Casamance: réactions gouvernementales aux critiques d’Amnesty international

Récemment, des organisations de défense des droits de l’homme dont Amnesty international ont mis en cause le gouvernement pour les violations répétées aux droits de l’homme en Casamance. Cette région, située au sud du pays, est en proie à des agitations séparatistes depuis 16 ans. En février dernier, Amnesty international a publié un document sur «la terreur en Casamance» dans lequel il révèle plusieurs cas de tortures par les forces armées sénégalaises.

Le gouvernement sénégalais a réagit le 9 avril dernier par la publication d’un «livre blanc» intitulé: «La vérité sur la Casamance». Cet ouvrage de 35 pages fait la genèse de la lutte armée dans la région et rejette les thèses indépendantistes du Mouvement des Forces Démocratique de Casamance (MFDC).

Ce mouvement sécessionniste, fondé par l’abbé Diamacoune Senghor, a organisé la semaine dernière, au centre des œuvres catholiques de Ziguinchor (où il est en résidence surveillée depuis plus de 2 ans), des assises de la paix. De nombreuses personnalités locales, dont Mgr Maixent Coly, archevêque de Ziguinchor, ainsi que des représentants des maquisards, ont participé à cette rencontre. (apic/ic/ab)

20 avril 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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