La société civile se mobilise pour éviter une reprise des hostilités

Sénégal: Troupes gouvernementales et rebelles casamançais à nouveau face-à-face

Dakar, 15 août (Apic) L’abbé Diamacoune Senghor, leader charismatique et président et fondateur du Mouvement des forces démocratiques de Casamance (Mfdc, opposition armée), a adressé une lettre au président Abdoulaye Wade pour s’inquiéter du redéploiement de l’armée sénégalaise dans les partie nord et sud de la Casamance. Les troupes sénégalaises s’y s’étaient retirées, il y a environ an.

Dans cette correspondance publiée par la presse, le vieux prélat, rappelle qu’un «processus de paix, porteur d’espoir, a été enclenché». Dans ce contexte, le redéploiement militaire inquiète «beaucoup de populations et de combattants du Mfdc pour l’avenir de ce processus».

La presse sénégalaise estime que cette tension militaire en Casamance est liée a une récente visite, en Côte-d’Ivoire, de Salif Sadio, commandant de l’aile militaire du Mfdc, très hostile à la paix. Il aurait été invité par le président ivoirien qui reprocherait au président Wade, son soutien aux Forces nouvelles, la rébellion armée dans le nord de la Côte-d’Ivoire.

A l’annonce de cette visite de Sadio en Côte-d’Ivoire, Ousmane Ngom, ministre sénégalais de l’Intérieur avait déclarait que le gouvernement attendait, de «pieds fermes», ce retour.

La Casamance connaît depuis décembre 1982, des troubles sécessionnistes. Le Mfdc réclame son indépendance, du fait de la spécificité de la région, située au sud du Sénégal, entre les républiques de Guinée-Bissau (lusophone) et de Gambie (anglophone).

Quant aux organisations de la société civile de Casamance (sud du Sénégal), elles se mobilisent contre la reprise des hostilités dans cette province. Elles ont lancé, le week-end dernier, un appel au gouvernement sénégalais et au Mfdc, les invitant au calme et à la retenue. (apic/ibc/pr)

15 août 2006 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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