Mgr Stanislaw Hocevar soutient le président Kostunica

Serbie. Arrestation de Milosevic: nouvel archevêque catholique désigné à Belgrade

Rome, 2 avril 2001 (APIC) Quelques heures avant l’arrestation de l’ancien président yougoslave Slobodan Milosevic, Jean-Paul II nommait un nouvel archevêque pour Belgrade. Mgr Stanislaw Hocevar, 56 ans, salésien d’origine slovène, a affirmé dans une interview à l’agence «Adn-Kronos» qu’il soutenait le président Yoislav Kostunica dans ses efforts pour déterminer les responsabilités dans la guerre des Balkans

L’ancien archevêque Franc Perko, âgé de 72 ans, a en effet présenté sa démission pour des raisons de santé. Le nouvel évêque travaillait déjà avec lui comme évêque coadjuteur de Belgrade.

Mgr Hocevar se considère et veut être considéré comme «appartenant au peuple serbe». Interrogé après l’annonce de sa nomination, samedi 31 mars, Mgr Hocevar a déclaré: «Il faut continuer à avancer sur le chemin de la justice, comme le fait depuis un moment le président Voislav Kostunica, en particulier en instituant une Commission spéciale pour déterminer les racines, les responsabilités et les crimes de guerre dans les Balkans».

«Je crois que le fait que le chef de l’Etat et le gouvernement élu démocratiquement, passent aux actes, en livrant à la justice les responsables de dix ans d’horreurs, est un signe important pour le peuple, pour nous tous», a-t-il ajouté.

«Regarder la vérité historique en face, mettre face à leurs responsabilités ceux qui ont fait tant de mal, c’est le seul moyen de s’engager sur le chemin de la reconstruction économique et sociale du pays», a ajouté Mgr Hocevar.

Parlant de Kostunica, le nouvel archevêque a déclaré qu’il se sentait proche des communautés chrétiennes minoritaires dans le pays. Il soutient activement le travail pastoral des Eglises historiques. «Pas celui des sectes, mais celui des Eglises». Il garantit la collaboration de l´Eglise catholique avec le reste des communautés chrétiennes pour la reconstruction du pays.

Solbodan Milosevic, l’ex-homme fort de Belgrade, s’est rendu dimanche matin 1er avril, aux nouvelles autorités de son pays, après une résistance de plus de 24 heures. Il a été placé en détention préventive par la justice de propre pays, six mois après avoir été chassé du pouvoir pour abus de pouvoir et malversations financières. Slobodan Milosevic incarne aux yeux de l’Occident les dérives nationalistes qui ont plongé l’ex-Yougoslavie. (apic/zn/ll/mjp)

2 avril 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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