La guerre ne blesse et ne tue pas que physiquement
Serbie: Un centre pastoral accueille les traumatisés de la guerre en ex-Yougolasvie
Belgrade, 16 décembre 1998 (APIC) De nombreux Serbes subissent les séquelles de la guerre sanglante dans les Balkans. En un an, le centre de consultation pastorale ouvert à Belgrade, avec la bénédiction du patriarche Pavle 1er, primat de l’Eglise orthodoxe serbe, a déjà apporté une aide spirituelle, morale et psychologique à des centaines de personnes qui souffrent de troubles causés par la guerre dans l’ex-Yougoslavie.
Le centre de consultation a accueilli depuis son ouverture 350 personnes en détresse, sans distinction d’origine ethnique ou de religion, rapporte le Service orthodoxe de presse. La moitié d’entre elles avait moins de 35 ans et un tiers était composé de réfugiés serbes, chassés de leur région natale par les combats. L’une des principales conséquences de plusieurs années de guerre est la détérioration des valeurs spirituelles, sociales et familiale avec pour corollaire la montée de la délinquance juvénile, de l’usage de drogues et le développement de l’alcoolisme parmi toutes les tranches d’âge.
Composé d’une équipe de onze laïcs orthodoxes serbes, tous spécialisés en psychiatrie, psychologie, sociologie ou théologie, le centre est financé grâce à des subventions versées par la Conférence des Eglises européennes (KEK), organisation œcuménique internationale où siège l’Eglise orthodoxe serbe, ainsi que par le Fond d’aide orthodoxe internationale (IOCC). Cette organisation humanitaire non gouvernementale travaille sous les auspices de la Conférence permanente des évêques orthodoxes canoniques d’Amérique (SCOBA).
Le centre de consultation pastorale organise également des séminaires de formation pour le clergé afin d’aider les prêtres à faire face à la détresse des personnes traumatisées par la violence des combats en ex-Yougoslavie. (apic/sop/ab)



